J'ai épousé un tyran

Avis sur Empress

Avatar Julien Florent
Critique publiée par le

Quand un auteur comme Mark Millar (Old, Man Logan, Civil War, Kick Ass...), joint son talent à un dessinateur comme Stuart Immonen (Superman : Identité secrète...), on peut espérer un très beau résultat. Voici donc EMPRESS !

Petit résumé

L'empereur Morax règne à travers la galaxie. Son pouvoir est total et sa cruauté immense. A ses côtés se tient sa reine, Emporia. Elle lui a donné trois enfants : Aine 15 ans ado rebelle, Adam 10 ans petit génie de la technique,et Puck 18 mois.
La folie sanguinaire de son époux ne lui est plus supportable et elle décide de le quitter.
Mais on ne se sépare pas facilement d’un tel époux. La fuite sera mouvementée. Le roi ne pardonnera pas un tel affront, il ne peut se permettre de laisser ce crime impuni. En effet, comment peut on être le pire tyran de l’univers tout en laissant fuir son épouse sans réagir ? La punition sera exemplaire !

Ce volume très rythmé nous entraîne donc dans cette fuite, organisée par le dévoué capitaine de la garde personnel d’Emporia, Dane Havelock.

Originalité du contexte, cela se passe ici, le tyran règne sur la Terre. Mais la Terre d’il y a 65 millions d’années. Ces humanoïdes très semblables à nous côtoient donc des dinosaures.

Les dessins

Graphiquement, Stuart Immonen est au top, son dessin est merveilleusement fin, les personnages sont très beaux, la mise en page incroyablement maîtrisée. Les couleurs sont superbes. Son travail est mis en valeur grâce à l’encrage réalisé par Wade Von Grawbadger et la mise en couleur de Ive Svorcina.

Concernant l’écriture

L’aventure est menée tambour battant, sans temps morts. Les fugitifs n’ont pas le temps de souffler et se déplacent de planètes en planètes pour rejoindre un endroit sûr. Planète glaciaire, planète de sable, jungle, rien ne leur sera épargné.

Cette fuite à travers l’espace, ces péripéties, font bien sûr penser à beaucoup d’oeuvres marquantes. Tout est centré autour du conflit familial : on pense à Star Wars en premier lieu, mais aussi à Saga, ou encore Black Science. Des modèles prestigieux. La diversité des univers rappelle aussi Valérian.

Autre détail agréable, c’est la diversité des personnages. On croise des humains et des non humains, bien sûr (on est dans un univers SF). Millar propose également une humanité variée : personnages de couleurs, enfants et ados, femmes qui ne sont pas des alibis ou des potiches, et même un nain.

Pour conclure

C’est du pur divertissement, extrêmement bien conçu. Cet album n’est pas mémorable, mais on passe un excellent moment en compagnie d’Emporia et de tout son groupe. Et l’on espère que cet histoire se poursuivra. C'est un one shot, mais la fin est ouverte.
On peut retrouver une présentation assez complète du livre avec quelques précision de la part de Mark Millar.

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