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La vérité tapie sous un lit de neige

Avis sur Erased

Avatar Ckai
Critique publiée par le

En me promenant entre les rayons de Cultura, j’avais reconnu le trait de l’auteur de L’île de Hozuki sur une des couvertures d’Erased. Sans le savoir (pas comme si je m’y était intéressé cela dit...) Kei Sanbe avait signé une autre oeuvre de sa plume, mais j’avais tout d’abord fait le rapprochement avec son précèdent manga qui m’avait laissé un gout perplexe bien que l’ambiance glaciale m’avait plu. Puis avec minimum de recherche, j’avais trouvé l’adaptation anime d’Erased que j’avais dans mon collimateur et honnêtement j’étais aux anges. Je n’avais plus cette appréhension de tomber sur un dérivé pourave de L’Île de Hozuki et bien souvent dans les versions papiers d’un anime, on trouve des suppléments, une « epice » différente, quelque chose qui nous pousse à tenir le manga dans nos mains et ca m’a fait son effet, du premier tome jusqu’au dernier.

Première impression en résumé

Rien qu'à partir du tome 1 où on nous présentait discrètement Satoru, sa vie, sa situation et son pauvre entourage qui se composait principalement de sa mère (Sachiko) et de sa collègue et amie Airi, tout portait à croire qu’Erased serait un thriller moderne bien qu’aux premiers chapitres étaient introduit les « rediffusions », le "pouvoir" du héros à revenir quelques minutes dans le passé pour empêcher un futur drame. Comment ca marche ? On n’en sait rien, mais l’ignorance fait son effet. S'en suit alors une tentative d'enlèvement avortée grâce à Sachiko et l’auteur en profite pour nous révéler une partie sombre de l’enfance de Satoru et l’existence d’un kidnappeur dans son village natale en lui faisant ressurgir des souvenirs douloureux.

Mais la mère est retrouvé assassinée dans l’appartement de son fils. Tout porte à croire qu’il est le coupable et la rediffusion qu’il eu ne permettait pas de coincer le véritable assassin et encore moins de sauver sa défunte mère. Alors la pression commence à monter à chaque pages tournées, on met le premier pas dans les mystères d’Erased et on sent l’angoisse d’un Satoru piégé dans le bourbier du meurtrier. Et pour finir grossièrement mon résumé pour vous laissez (quand même) découvrir le début, mais surtout pour vous placer dans le contexte du manga, grâce à une autre rediffusion il fut renvoyé dans son enfance, la ou tout avait commencé, la ou ils trouveraient des indices sur ses blessures intimes et sur le meurtrier de sa mère. Un saut dans le temps impressionnant pour ce jeune homme proche de la trentaine désormais coincé dans son corps de gamin, mais déterminé à empêcher les catastrophes qui se sont passés dans son village enneigé.

Ce que j'en pense ?

Honnêtement, j’ai énormément apprécié lire Erased. J’ai ressenti une certaine nostalgie en suivant l’enfance de Satoru et tous les efforts qu’il faisait pour sauver Kayo de sa violente mère malgré le gout amer de son retour. L’ambiance d’un village où tout le monde se connaît est très bien retranscrite bien que les traits fidèles au mangaka sont parfois creux et font ressortir un "vide" chez les personnages. On s’ attache quand même facilement à cette petite bande et on trouve un charisme, une qualité propre à tous les figurants du casting même les plus détestables. Mais l’atout majeur de l’oeuvre est son enquête, la recherche d’une vérité enfouie dans ce passé trouble à l’allure paisible. Satoru est le seul à connaître le futur et les premières victimes d’une série de meurtre, mais dans la peau d’un enfant d’une dizaine d’années ce n’est pas facile de prévenir les malheurs et c’est la que Kei Sanbe réussi. Il réussi à approfondir son récit à travers les yeux d’un gosse et jouer avec l’enfance innocente des ses personnages pour donner la forme d’un thriller impitoyable à son tableau.

Erased c’est une histoire originale, se rapprochant d’un Steins;Gate (sans les explications des sauts dans le temps malheureusement...) ou plus de La Traversée du temps, qui se développe grâce aux évènements passé et à ceux présent et le périple qui croît en même temps que le suspens offre une trame intrigante et saisissante, ficelée par une narration exemplaire (je retiens surtout un chapitre du tome 6 ou 7 ou l’ont croit lire les pensées de la mère de Satoru alors qu’en fait, c’était celle du meurtrier !) qui m’a rappelé un moment de l’anime, quand finalement Satoru se réveilla adulte et que ses pensées ont été doublés par la voix de son lui enfant.

Et finalement,

Même après avoir vu l’anime, le manga a réussi à me saisir les tripes. Je n’avais malheureusement plus l’effet de surprise lors des révélations, mais les scènes supplémentaires, le développement des personnages et un final bien meilleur que celui de l’anime ont suffit à combler ce manque. Déçu par L’île de Hozuki, Kei Sanbe a aiguisé sa plume avec Erased et a réussi à remonter dans mon estime en 8 tomes seulement grâce à son nouveau manga.

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