Autopsie d'un désastre

Avis sur L'Attaque des Titans, tome 34

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Il fallait bien parler du final de Shingeki no kyojin qui a fait couler tant d’encre aux 4 coins du monde et n'a laissé personne indifférent. Certains situent la dégénérescence du manga au chapitre 139 en disant que c’est lui qui a tout gâché, d’autres au 137 avec le retournement ridicule de Sieg et de certains titans par Armin, d’autres encore au 132 quand les facilités commencent à devenir énormes et que la qualité des dialogues s’effrite. Pourtant, je pense sincèrement que c’est juste après le chapitre 123 que Snk prend un coup sévère sur la tête, et exceptées quelques fulgurances (chapitres 130-131), il ne fera que creuser plus profondément la tombe dans laquelle il finira enterré.

Pour juger pleinement ce final, il est nécessaire de rappeler ce qu’a toujours été la trame de fond de Snk : la quête vers la liberté absolue d’un jeune garçon, Eren Jaeger, luttant inlassablement contre la fatalité d’un monde sans pitié. Isayama passe son temps à nous le montrer, ce garçon n’a rien de spécial et est souvent en proie au doute, il a tout simplement eu la chance de naître en ce monde, ce qui le conduira à développer un désir perpétuel de liberté. Après chaque avancée dans sa quête - obtenues au prix de sacrifices considérables - les limites du véritable prix pour cette liberté sont repoussées toujours plus loin :

  • Le sacrifice de nombreux membres du bataillon pour arrêter un titan shifter ? Insuffisant.
  • Morts encore plus nombreuses pour découvrir la vérité sur le monde et exterminer tous les titans primaires ? Insuffisant.
  • Perdre une amie proche (Sasha) et tuer des civils innocents pour anéantir l’état major de l’ennemi ? Insuffisant.
  • Sacrifier la reine et condamner sa lignée à se reproduire comme du bétail ? Insuffisant + liberté seulement partielle.
  • Plan d'extermination douce de Sieg ? Liberté partielle + condamne les eldiens à terme.

Le fond du récit s’articule ainsi, progressant inexorablement vers la solution la plus terrible, mais aussi la seule malheureusement : l’éradication totale du camp adverse. Parce que le monde dépeint par Isayama est bien trop cruel, les humains bien trop perfides et butés pour qu’une autre possibilité puisse apparaître, et ça Eren ne l’a que trop bien compris.
Au fur et à mesure, d’autres thématiques sont venues se greffer : les enfants à extirper de l’impitoyable forêt en brisant ce cycle infernal les condamnant à porter les fardeaux des adultes, le fait qu’il n’y ait pas de méchant ni de gentils et donc que la liberté désirée ne peut être obtenue qu’au détriment de celles des autres, Eren fera aboutir tout ceci en lançant le grand terrassement.

Absolument chaque élément depuis le chapitre 1 de cette incroyable épopée a conduit vers ces instants dans les paths, où Eren convainc son père puis traite Ymir comme une égale et lui intime de lui conférer ses pouvoirs pour anéantir le monde, ce qu’elle attendait depuis 2000 ans, depuis ce jour où le désir de liberté d’Eren lui fut parvenu via les souvenirs du titan assaillant. À toi qui vis 2000 ans plus tard, De toi qui vis 2000 ans plus tôt, écho entre les titres du tout premier chapitre et de celui du lancement du GT, la boucle est bouclée et ce cycle de haine infernal peut enfin prendre fin. Shingeki no kyojin par Isayama se termine et c’est un immense chef-d’œuvre.

À partir de là débute un autre manga, avec Issam Yamaha aux commandes qui va aller chercher la pire fan-fiction sur le net et condenser ça en 4 tomes. J’ignore bien entendu les chapitres 130 et 131 qui sont à raccrocher à l’œuvre de base, montrant de nouveaux aspects du cheminement d’Eren pour en arriver là en plus d’offrir des scènes de destruction démesurées tout bonnement traumatisantes (On a tous en mémoire la célèbre planche du FREEDOM).

À partir d'ici, si vous voulez éviter une trop longue lecture, vous pouvez sauter les 2 prochains titres sur le dernier arc et passer directement à mon dernier grand titre où je me concentre uniquement sur le chapitre final qui est la partie essentielle de ma critique.

Formation de l'alliance et récupération de l'avion

Ce nouvel arc débute sur la formation d’une alliance invraisemblable, rassemblant des ennemis mortels qui s’entretuaient quelques minutes auparavant. On retrouve des persos aux déplacements aléatoires, qui se téléportent d’un endroit à un autre ou qui se rencontrent de manière improbable. Certains comportements de personnages sont aberrants : Conny soldat valeureux qui se met à vouloir donner un gosse à bouffer à sa mère, Armin derrière qui se suicide littéralement (???) dans une scène dégoulinant de pathos et particulièrement mal écrite. Sans oublier la célèbre scène où Annie mange une tarte et se fait surprendre par Conny, malaisante au possible et complètement lunaire, unanimement considérée par les fans comme le pire passage de tout le manga.

Cette œuvre habituellement si imprévisible prend une dimension Avengers dans sa narration, avec les gentils qui progressent vers le méchant pour "sauver le monde" avec beaucoup trop de facilités et de Deus ex machina, quasiment pas de remise en question : Livaï qui n’a pas un mot envers Annie qui a massacré son escouade, Hansi croyant poursuivre les idéaux du bataillon sans se remettre en question alors qu’Erwin n’aurait jamais cautionné ce qu’elle fait, Mikasa qui n’a vécu que pour Eren qui se met à vouloir l’arrêter et à tuer les alliés de ce dernier pour y arriver, Armin le soi disant héritier d’Erwin qui nous répétait que pour avancer il faut savoir faire des sacrifices et devenir un monstre semble oublier ses propres paroles.

Aucune solution n’est jamais proposée, ils agissent simplement pour leur bonne conscience alors qu’ils savent très bien qu’une fois Eren arrêtés ils se feront exterminés, eux et les habitants de l’île, la balance bénéfices/risques est absurdement déséquilibrée mais ils sont poussés à continuer par la magie du scénario. Pour ce qui est du fond on pourrait croire qu’il y a une intention derrière, un travail sur le pardon et l’acceptation même si ça ne correspond pas vraiment au manga (et justement la toute fin avec les nouvelles pages contredit cette direction qui a été prise au début de l'arc), ou alors de l’ironie, mais quand on voit où ça nous mène on comprend qu'il n'y avait rien.

Du départ de l'île à la victoire sur Eren

Après plusieurs coups de chances monstrueux et la mort d’Hansi qui a permis de gagner tout pile le temps qu’il fallait pour faire décoller l’avion, on rajoute une couche de dialogues écrits avec les pieds faisant la part belle à l’auto-flagellation permanente. On arrive alors sur le dos du grand vilain après une salve de pierres qui passent miraculeusement entre les 6 héros (plot armor vous avez dit ?) et l’edotensei des anciens détenteurs se déclenche : 2 chapitres et demi de bouillie de combats fan service au cours de laquelle l’intrigue n’avance pas, on attend chaque mois des explications sur Ymir et le point de vue d’Eren mais non ça veut garder le suspense pour tout nous balancer d’un coup à la fin. On préfère nous montrer nos héros virevolter et miraculeusement survivre face à des centaines de titans SHIFTER. Gaz et lances illimitées qui apparaissent alors que sur le plan précédent y’en avait plus, fusil de sniper sorti de la poche comme dans GTA, Pieck qui se transforme en monstre de combat alors qu’on nous a répété que son titan ne servait pas à ça (+ incohérence avec la fin de l’arc Retour à Shiganshina, c’est la faiblesse au combat de son titan qui justifiait le fait qu’elle fuit avec Sieg au lieu de balayer les quelques rescapés du bataillon qui étaient quasiment plus en capacité de se battre)…

Le désastre s’achève sur l’explosion d’Armin et la mort de Sieg, lui si clairvoyant et ayant passé un temps incalculable à réfléchir dans les paths se fait retourner en 5 secondes par un banal discours sur la beauté de la vie (talk no jutsu vous avez dit ?). Ses dialogues précédents introduisent le parasite, l’idée la plus inutile de ce dernier arc tant il n’est pas du tout exploité et expédié n’importe comment. Sans oublier que le semblant d’explication sur Ymir qu’il donne comme quoi Eren l’aurait comprise et libérée se voit contredit 2 chapitres plus tard, et on ne saura jamais pourquoi elle a laissé certains ancien titans shifter se retourner mais pas d’autres, encore une fois la magie du scénario. Grisha et EREN KRUGER (vous savez celui qui était prêt à massacrer des milliers de ses compatriotes pour restaurer Eldia) qui se mettent à se battre aux côtés de l’alliance...

Cependant, si depuis le chapitre 123 on a dévalé une pente assez violemment, le chapitre 139 sera la falaise qui fera définitivement plonger Snk dans les abîmes.

Le chapitre final

On peut commencer par les énormes problèmes de forme : le parasite complètement expédié sans un mot dessus, les titans primaires qui redeviennent humains comme ça, annulant ainsi tout l’impact de la transformation et des adieux qui précédaient, encore une fois on joue avec les règles du lore et on les arrange à sa sauce. Sans oublier l’explication sur Ymir sortie du trou du cul, relisez le chapitre 122 et osez venir me dire que c’est Mikasa que Ymir attendait et qu’une vieille histoire bidon de syndrome de Stockholm se cachait derrière, un tel retcon c’est du jamais vu, j’ai lu et relu les chapitres des dizaines de fois, c’est impossible que ce soit ce qui était prévu. Et que dire de Mikasa qui traverse à pied et à la nage des milliers de kilomètres pour rentrer sur l’île ou qui dit avoir retrouvé la mémoire alors qu’on sait que le pouvoir de l’originel ne marche pas sur les Ackerman, ces absurdités montrent bien à quel point Isayama en avait plus rien à foutre de la cohérence et de la crédibilité de son univers.

Mais à la limite ça c’est du secondaire, on est pas dans le cœur du scénario général. Le plus grave dans ce final c’est la conclusion donnée aux personnages et à l’histoire, particulièrement en ce qui concerne Eren.

Si l’on en croit les explications d’Eren lorsqu’il échange avec Armin, il aurait été au courant du plan des 80% pour glorifier ses amis et unifier le monde autour d’eux depuis le bisou sur la main d’Historia, depuis ce jour il a tout mis en œuvre pour en arriver là :

  • Eren qui dit vouloir exterminer tous ses ennemis face à la mer ? Comédie.
  • Eren qui dit à Reiner qu’il ne cessera d’avancer jusqu’à avoir exterminé tous ses ennemis ? Comédie.
  • Eren qui révèle à Historia et à Floch son (faux) plan d’extermination totale ? Comédie.
  • Eren qui mindfuck son père et Sieg dans les paths ? Comédie.
  • Eren qui se dit à LUI-MÊME qu’il va exterminer tout le monde ? Comédie.
  • Son discours plein de haine et de rage au moment où il lance le GT ? Comédie.

Eren est le plus grand acteur de tous les temps, le seigneur des mensonges, l'empereur de la clownerie, par pitié donnez lui un oscar. Vous vous rendez compte qu'on avait une formidable épopée sur une lutte infernale pour la liberté qui aboutissait à un putain de massacre mondiale et on a résumé ça à un clown qui voulait juste """"sauver"""" (il avait absolument aucune garanti qu'ils ne se fassent pas exécuter par les Mahr juste après l'avoir tué) ses amis ? Des amis qu'il a envoyés à l’abattoir lors de la bataille à Revelio et qu'il a attaqué sans vergogne avec une armée de titans shifter qui les aurait tué si le pouvoir de la plot armor n'avait pas été là ? Singeki no kyojin L'attaque des titans Attack on titan c'est vraiment l'histoire d'un mec qui a tout fait pour offrir de l'espérance de vie à son meilleur ami ? Alors on a pas lu le même manga, ça n'a aucune espèce de sens avec énormément de scènes qui précèdent, et le passage sur le chariot où il dit que ses amis comptent pour lui montrait justement à quel point ces sacrifices étaient difficiles à faire, mais que c’était malheureusement le prix à payer pour la liberté, ça rajoutait de la complexité au personnage et accentuait la dimension dramatique (les pro-fins adorent ressortir cette planche en occultant tout le reste comme si elle résumait à elle seule le post-ellipse…). Il est clairement là le plus gros gâchis de cette fin : ce "twist" sur le personnage ruine rétroactivement tous les meilleurs moments du manga où Eren se battait avec hargne pour sa liberté post-ellipse (d'où le 1/10), parce que si l'on croit ce que dit la fin, lors de ces scènes il avait toujours la finalité de mourir pour ses nakamas à l'esprit. On a pas suivi un garçon rageant et prêt à faire d'immenses sacrifices difficiles pour la liberté mais un condamné à mort sachant très bien qu'il allait mourir ne cherchant qu'à faire un compromis bidon pour ses """amis""", l'essence même du manga qui faisait de Snk une œuvre monumentale est rétroactivement anéantie.

Eren était le premier à avoir compris que l’extermination totale était la seule solution et que sans ça Paradis était perdue mais enfaite non, tout n’est qu’un énorme retcon. Surtout qu’avec les nouvelles pages on apprend que son plan éclaté n’a strictement servi à rien, Eren n’a donc jamais voulu résoudre le problème de Shingeki no kyojin, il n’a jamais voulu sortir les enfants de la forêt, il n’a jamais voulu mettre fin au cycle de la haine. Tout ce qu’il a fait c’est offrir un paradis factice et temporaire pour son île avant une inexorable extermination, on se demande à quoi ça a servi de détrôner les Reiss.

Par ailleurs, Eren se contredit dans ses explications, disant d’abord qu’il a toujours voulu tuer 80% de l'humanité et que Mikasa finisse par le tuer pour faire disparaître les titans parce que c’est ce qui était dicté, puis finalement il explique qu’il voulait tout détruire parce que c’est comme ça, quelque chose de bien plus large, une envie irrépressible depuis la naissance. On tient là une magnifique connerie de prédestinée, Eren n’était pas censé être spécial mais plutôt avoir bâti lui-même son parcours en affrontant les obstacles et repoussant ses doutes : le fameux "Parce que je suis né dans ce monde" nous montrait que sa soif de liberté découlait d'une raison, elle était consciente, volontaire, réfléchi, allant jusqu’à obtenir le pouvoir de l’assaillant par sa propre volonté en poussant son père à commettre l’horreur. En parlant d'"Envie irrépressible" (c'est beaucoup plus clair en VA "I don't know, I had to"), Eren nous dit qu'il n'a jamais vraiment su pourquoi il faisait tout ça, ne faisant que suivre un chemin avec inconscience, il apparaît comme irraisonné, c'est une nouvelle étape dans la destruction du personnage. Ainsi, le magnifique dialogue entre sa mère et Shadiz dans l’arc de la monarchie perd tout son sens.

Je ne parle même pas de l’utilisation complètement incohérente et rushé du délire temporel (2 cases pour Eren qui bute sa mère ???) alors que le peu qu’on avait au chapitre 121 était parfait et amplement suffisant. Le pouvoir de l’originel est un gros foutoir, on ne comprend pas pourquoi Eren n’a pas tout simplement retiré les pouvoirs ou effacé la mémoire de l’alliance à l’instant où il a lancé le GT, tous ses amis ET l’île auraient été sauvés (juste parce qu’il voulait pas leur “retirer leur liberté” ???? (cf chap 133)). De plus, quand Sieg meurt le GT s’arrête mais pourtant Eren continue d’utiliser l’originel… Bref c’est du grand n’importe quoi.

Les personnages secondaires en prennent aussi pour leur grade, Armin pitoyable pendant tout l’arc réduit à accepter le plan d’Eren sans même avoir de confrontation avec lui (ah si j’oublie il a pas été gentil avec Mikasa pour lui c’est surtout ça qui est grave), Mikasa qui continue d’être obnubilée par Eren alors qu’on nous dit que c’est justement parce qu’elle a réussi à s'en détacher qu’Ymir a pu disparaître avec le pouvoir des titans. Ymir j’ai déjà dit plus haut. Livaï tout fier et ému devant les héros défunts du bataillon croyant avoir accompli leur volonté (Erwin aurait été d’accord avec ça ????) alors qu’il n’a fait que rendre leur mort parfaitement inutile. Reiner qui était censé avoir gagné en maturité finit comme le puceau d’Utgard en sniffant de manière ridicule la lettre d’Historia. Et que dire de cette dernière, son développement symbolisait la thématique des enfants qui n’avaient plus à subir les lubies de leur parents, en abandonnant Christa pour devenir Historia elle avait affirmé son indépendance et brisé le cycle, finalement elle fera comme son père en se forçant à faire un enfant pour ses propres intérêts. C’est simple, cette fin donne la terrible impression qu’Isayama a voulu détruire tout ce qu’il avait construit et développé.

Il est temps de finir par la conclusion de l’histoire et le propos final du manga : l’être humain n'est pas gentil et tous les cycles sont voués à recommencer. Le thème de la liberté et les sacrifices nécessaires pour l’obtenir ? Abandonné puisque c’était finalement secondaire pour Eren, tous les sacrifices ont été inutiles à terme. Les enfants de la forêt ? Eren n’a jamais fait ce qu’il fallait pour les sortir de là, ils finissent exterminés. L’absence de manichéisme ? Eren est nettement présenté comme un démon impardonnable humilié sur tous les aspects et qui n’a eu que ce qu’il méritait. Ça me fait doucement rire ceux qui disent que la fin est cohérente parce que "oui regardez Kruger chapitre 87 page 12 il dit que les mêmes erreurs se répètent wahou Isayama génie tout était prévu depuis le début" alors qu’ils confondent moyen et finalité, en plus de sortir la citation de son contexte et de résumer l’immensité du manga à une ou deux simples phrases. Le fait que l’être humain est cruel et que les cycles se perpétuent dans Snk a toujours été un moyen aux services de thématiques bien plus profondes. Le prix à payer pour la liberté est immense parce que le monde est cruel. Les enfants doivent être sortis de la forêt parce que le monde est cruel. Tout est une question de point de vue parce que le monde est cruel. Le placarder ainsi comme propos final du manga c’est complètement hors sujet avec tout ce qui a été construit jusque là et même déconnecté de ce que sous-entendait le chapitre final. Parasyte par exemple est un manga où "l’humain est mauvais" constitue le thème central, avec un récit qui s’articule autour de cette finalité et qui d’ailleurs se conclut logiquement là-dessus, mais ce n’est certainement pas le cas de Shingeki no kyojin.

Il y a quand même quelques trucs à sauver : Floch par exemple qui aura été un des rares personnages fidèle à ses convictions (Erwin et lui doivent sévèrement se retourner dans leur tombe), les chapitres 130-131 ou encore l’action toujours superbement retranscrite qui offrent des scènes diablement épiques et parfois pleines de tension.

Vous l’aurez compris, pour moi cette fin est la plus grosse autodestruction artistique qu’il m’ait été donné de voir, et je suis persuadé que je ne verrai jamais pire. Non pas parce qu’elle conclut trop vite ou de manière bancal l’histoire et les personnages ou qu'elle abuse des facilités, sinon franchement ça serait passé, mais parce qu’elle ruine tous les plus grands moments du manga en faisant passer toutes les actions d’Eren pour de la comédie, en donnant cette impression que toutes les thématiques, actions et personnages développés n’étaient que chimères et n’ont strictement servis à rien, ainsi qu’en reniant des faits énoncés ou fortement sous-entendus dans les chapitres précédents. Ça fait d’autant plus mal quand ça concerne notre œuvre préférée, mais cette longue expiation était nécessaire pour ma part afin de renier définitivement cet arc et ses explications retconnectées pour pouvoir conserver l’essence du manga ainsi que tous ses actes grandioses.

Note arc GT : 2/10

Note fin : 0/10

Note Snk : 10/10 jusqu’au chapitre 123, 7,5/10 sinon.

P.S : Je vous partage un immense projet de réécriture de la fin que des fans déçus ont réalisé (en partant du chapitre 137), respectant pour l'instant (seules les 2 premières parties sont sorties) la logique des personnages et de l'histoire contrairement à cette bouillie sans le moindre sens : https://www.aotnorequiem.com/

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