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Avis sur La Nuit du requinqueur - Horologiom, tome 4

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La construction d'un univers aussi riche que celui d' "Horologiom" a contraint les premiers épisodes à un certain hermétisme: les noms, les institutions, la richesse du vocabulaire ne pouvaient être assimilés d'un seul coup par le lecteur, même en plaçant des notes en bas de page (ce qui serait contraire à l'esprit d'une bande dessinée).

Ici, on revient enfin à la normale: les décors et l'intrigue sont posés, et les échanges entre les personnes se clarifient, ainsi que leurs intentions et leur identités. Le soubassement de cet épisode est constitué par les savoureux et familiers dialogues entre Sacharine et Manach, dont la clarté fait contraste avec les conciliabules ésotériques de certains épisodes précédents.

En veine de révélations, l'auteur nous dévoile les intentions cachées du "Prédicateur", du "Gouverneur", d' Haxe, et même une partie du passé de Mariulo: comment il est devenu baladin, avec quelques images inquiétantes encore incohérentes. L'amour que semblent lui porter les machines n'est pas sans rappeler une thématique de "Matrix". Ceci dit, ce héros (que tout le monde protège, si on regarde bien) se décide enfin à agir: une expédition anti-"Remonteurs" dans l'antre du "Requinqueur".

La beauté des décors ne se dégrade pas pour autant: des escaliers délirants à la Escher deviennent ici un leitmotiv graphique. Les oranges, les mauves, les bleus forment une belle famille de pastels à vertu onirique. Beaux essais de découpage de la planche en vignettes (planches 8, 20, 23...), et toujours cette inspiration pour représenter des machines ou des décors plus ou moins anthropoïdes, sollicitant davantage l'adhésion du regard

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