Je t'aime, moi non plus

Avis sur Suzuka

Avatar Haleck
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Suzuka est le premier épisode d'une suite d’œuvres prenant place dans le même univers. On suit Akitsuki Yamato, élève transféré dans un lycée de la capitale, celui-ci va très vite tomber amoureux de Asahina Suzuka. Yamato entrera même dans le club d'athlétisme de son lycée pour se rapprocher d'elle. Le début nous donne une impression de déjà-vu : Yamato loge chez sa tante qui tient un établissement pour femmes, comme par hasard la dulcinée de notre héros se trouve être sa voisine de chambre mais celle-ci semble être bien loin d’éprouver les mêmes sentiments à son égard... Qui a dit Love Hina ?

Pourtant on est très loin de l’œuvre de Ken Akamatsu.

Pour commencer, Yamoto, notre lead masculin est maladroit, un peu idiot sur les bords et impulsif. Néanmoins il est assez doué en athlétisme ce qui va lui valoir une certaine reconnaissance, mais cela ne l’empêche pas de tout foirer au moment le plus critique. Cela est de même dans sa vie amoureuse.
Suzuka quant à elle peut paraître insensible et égoïste à première vue. Ses réactions sont énervantes et parfois on est aussi perdu que Yamato devant ses sautes d'humeur. En réalité elle est simplement maladroite avec ses sentiments, ce qui les embarquent dans situations frustrantes pour eux et surtout pour nous lecteurs. Oui Suzuka est un peu tsundere sur les bords.

Cette frustration est finalement une facette assez réaliste d'une relation amoureuse comme on pourrait l'imaginer de deux personnes trop jeunes pour se comprendre mutuellement. Suzuka comme Yamato vont avoir différentes expériences tout au long du mangas ce qui va le permettre de gagner en maturité pour nous offrir une fin digne de ce nom... Ou pas !
En effet, les retournements scénaristiques sont assez bien fichus. Cela risque d'être compliqué de développer ce point sans spoiler mais même si on peut se douter de la trame générale et du dénouement, l'auteur va réussir à brouiller les pistes assez subtilement en utilisant son scénario et ces personnages secondaire à l'image de Sakurai. Cela crée un réel intérêt pour la lecture de l'oeuvre.

Le coup de crayon est séduisant, les personnages sont détaillés, les environnements sont riches. C'est un plaisir pour les yeux, malgré que le mangas soit un peu vieux maintenant. On peu noter l'agréable absence de fan service ici ou du moins rien de choquant pour les habituer du genre. Bien sur on a quelques gags (classiques!) dans le bain commun mais ça reste très rare. Alors je parle de gags, c'est plus pour parler d'une situation stupide qui ne fera pas forcément rire, car dans le fond, Suzuka tire plus du drame que du comique.

Même si on a un bon développement de certains personnages en insistant bien sur l'aspect psychologique, on regrette quand même que les personnages secondaires soit développés de manière inégale. Quelques-uns seront mis en avant avec une partie de l'histoire centré sur eux tandis que d'autres vont servir uniquement à remplir le décors.

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