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The end Jim Morrison par valerdaviep

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Jim Morrison… Pour un bon nombre d’amateurs de musique, rock ou blues voire autre, de poésie, de subversion, de belle gueule aussi, est un nom qui a une aura particulière. Aussi, quand j’ai eu l’occasion de lire cette BD retraçant la carrière, mais surtout la fin, de Morrison, il est devenu évident que c’était l’occasion parfaite pour ressortir de mes méandres.

La BD est courte (une quarantaine de pages) et s concentre essentiellement sur la relation de Pam et de Morrison. Enfin, relation… si tant est que l’âme des Doors était encore capable d’en entretenir une. Même par rapport aux autres membres du groupe, J.M semble ailleurs, « Higher » comme certains disent. Oh, ce n’est pas tant la création qui bloque ; bien plus le genre de création qu’on (entendons autant le system que le groupe qui s’engage dans cette voie pourtant rejetée par Morrison) attend de lui. Comme cette saillie « Oh, on ne veut pas ennuyer les gens avec de la poésie ? » suite à la décision du groupe d’amputer « Celebration of Lizard », morceau ambitieux bien plus proche d’un poème mis en musique que d’une chanson rock standard. Or, c’est bien vers le premier que Morrison souhaite se consacrer ; or, c’est bien dans le second que le groupe se projette en vendant notamment les droits de leur tube « Light my fire » à une compagnie automobile.
L’autre pan de la BD concerne sa lente agonie autant morale que physique. Ici, Romain Rennard semble s’appuyer sur la biographie de Stephen Davis en ce qui concerne la mort de l’artiste. Celle-ci prend la position d’une mort suite à ce qui ressemble à une hémorragie interne provoquée par une consommation intense de drogues.

Un dernier mot pour souligner la beauté graphique de l’ensemble ainsi que les larges citations de textes des Doors ou de diatribes restées célèbres (« Je bois pour pouvoir parler aux cons. Et je m’inclus », par exemple). Cependant, on peut aussi regretter un trop grand focus sur Morrison et ses addictions au détriment de l’effet de celles-ci sur son écriture, sur la manière dont elles peuvent être transcrites dans son œuvre. Par ailleurs, l’auteur aborde, bien sûr, le Morrison poète mais ne met que très peu en lumière ce versant de sa carrière.

III

Les Murmures.

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