Tout allait bien, jusqu'à la fin...

Avis sur Un drôle de père

Avatar Natara
Critique publiée par le

J'ai découvert "Un drôle de père" avec l'anime qui m'a particulièrement plu et, souhaitant aller plus loin, j'ai pris les manga.

Les dessins sont simples, voire simplistes, mais ça donne à cette oeuvre une identité visuelle propre et ça reste tout de même plutôt jolis. Et puis, pour une fois, les personnages font leur âge.

Les 4 premiers volumes sont presque identiques à l'anime, certaines scènes étant prolongées dans l'anime et d'autres dans le manga. On a donc l'histoire simple mais assez émouvante d'une fillette de 6 ans, Rin, recueillie pas un trentenaire célibataire, Daikishi.

Les 5 volumes suivants se déroulent 10 ans plus tard alors que Rin est au lycée avec quelques flash-back vers les années collèges. On a donc une vision des problèmes de cet âge là, la recherche de ses origines et celle des rôles de "père" et de "mère". Tout cela est très bien traitée et de façon assez réaliste... jusque vers le milieux/fin du volume 8.

A partir de là, l'auteure s'est perdue dans un scénario certes surprenant, mais carrément étrange... à ce compte là, j'aurai largement préféré la fin un peu mièvre et téléphonée que j'imaginais à la fin de l'anime.
Jusque là les sentiments et situations présentés étaient on ne peu plus réaliste et c'est ce qui faisait le charme de ce manga, mais à partir de ce tournant rien de va plus.

*spoil* *spoil* *spoil*
Si les sentiments de Rin pourraient être presque "normaux", à l'adolescence, on se cherche, le complexe d'Oedipe/Electre peut se réveiller et elle tombe donc amoureuse de la seule figure paternelle qu'elle connaisse... La réaction de Daikichi est carrément incompréhensible : "on attend 2 ans que tu sois majeure et on verra". Et au bout des deux ans, ils se marient ! (Grâce à un super twist capillotracté où on découvre que Rin n'a en fait aucun lien de sang avec Daikichi... et un nouveau mystère non élucidé : qui est son vrai père ? )
Je ne vois aucun père normalement constitué, adoptif ou non, qui aurait ce genre de réaction. En l'espace de deux ans, se mettre à voir sa fille comme sa femme... c'est carrément invraisemblable. Pas impossible, hein, les histoires d'inceste ça existe... mais ça ne colle tellement pas avec le reste du manga...
*spoil* *spoil* *spoil*

Avec les premiers volumes, je m'identifiais un peu à Daikichi, et me disais que j'aimerai bien, un jour, être un père comme lui. Les derniers volumes ont rompu complètement ce lien, et c'est bien dommage.

Avec une fin plus "convenue" ou un autre type de surprise plus "acceptable" ou qui du moins ne m'éloignait pas tant de Daikichi, j'aurais facilement mit 2 à 3 points de plus... Je reste à 7 qui est une bonne note, car les premiers volumes méritent vraiment d'être lus.

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