Survivre dans un monde en miettes.

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Avancer laborieusement et à son rythme dans un paysage lunaire à la Malevil ne représente pas forcement malgré sa longueur un handicap, tant l’environnement de cette page dramatique de notre histoire s’avère remarquablement reconstituée.

Faisant de chaque parcelle de ces mètres conquis les uns après les autres la peur au ventre des instants cauchemardesques suintant dans la nudité de leur silence.

Il faut avoir la patience de supporter ces longues traversées de tranchées cela est nécessaire si l’on veut percevoir au plus près la déchéance d’un bourbier humain livré à lui-même, surchargé, crasseux, affamé, à bout de nerfs, au contact d'une hiérarchie intransigeante préservé momentanément de l’assaut, de la boue des marécages et du barbelé.

Entouré par une nature cotonneuse n’étant plus que cratères et gravats que l’on traverse dans une solitude intense.

Un partenariat insupportable dans un univers déconstruit ou plus rien à part les rats ne s’exprime.

Les mouvements de troupes restent impressionnants donnant à cette chorégraphie plus esthétique qu’émotionnelle l’énergie dont elle à besoin pour cheminer en temps réel dans ses alternances.

Des lenteurs soudainement vitaminées à l’image de ces perspectives vides soudainement réanimées par quelques résonances agressives sans fournir pour autant une véritable envergure sensitive à un ensemble préférant se nourrir de l’absence de son paroxysme.

La valeur incontestable d’un visuel imposant, sonnant juste l’emportant davantage sur les sens qui malgré tout délivrent dans des situations extrêmes quelques ressentis.

Un environnement incontrôlable temporairement désincarné ou l’on n’est jamais sur d’aller au bout d’une confidence.

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