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Allez hop, revisionnage du classique de Richard Fleischer, vu il y a quelques années via les soirées Arte Trash, pour ceux qui ont connu. Une tête d'affiche ô combien célèbre avec Kirk Douglas, juste excellent en Ned Land ayant la bougeotte et offrant quelques scènes géniales guitare en main ou en duo avec l'otarie, sans oublier les moments de bravoures avec les cannibales au cul ou le combat face au calmar géant. Niveau casting, je retiendrais aussi Peter Lorre en Conseil, qui se démarque bien des ses collègues, et James Mason en misanthropique capitaine, donnant une tonalité très dark à son personnage. Au final, c'est l'interprète du professeur Aronnax qui fait un peu maillon faible avec son manque de présence.

Coté adaptation, ça reprend les les grandes lignes du roman, jusqu'à l’embarquement à bord du Nautilus. On retrouve bien les traits de chaque personnages de Verne, que ce soit la misanthropie de Némo, la volonté farouche de retrouver la liberté du harponneur ou le dévouement de l'assistant envers son maître. Seul le final diverge, sonnant plus hollywoodien et prenant une direction spectaculaire, offrant les derniers moments héroïques aux personnages principaux.

Gros up pour les SFX. Le Nautilus propose un design moderne et qui correspond bien aux descriptions qu'en faisant l'auteur. Et le céphalopode taille XXL n'est pas aussi ridicule que ce que pourrait laisser croire l'âge avancé du film. Les mouvements compulsifs de ses tentacules rajoutent à l'aspect crédible de la bête. Le résultat est sacré tour de force pour l'époque, offrant la scène la plus impressionnante du métrage haut la main, matérialisant enfin tel qu'on pouvait l'imaginer cette bataille qui a du en faire baver plus d"un en voyant la couverture du roman représentant l'affrontement.

Seul le rythme général est en dent-de-scie, rendant les deux heures du métrage un peu longuet, malgré toutes les qualités de celui-ci. J’ai beau pas être fan de ce genre de délire dans les films, les deux séquences chansons passent crème, en grande partie grâce à l'énergie de Kirk Douglas. Cela plus la mascotte animalière que devient l'otarie, on se rappelle que c’est bien une production Dysney qui propose un film à grand spectacle. Du coup, pas de violence excessive, les morts sont suggérés, le seul sang qu'on verra sera celui d'un requin (et aussi une tâche sur l'un des persos au destin tragique, mais chut, spoil), ce qui je trouve, est déjà pas mal pour un studio qui vise avant tout les films familiaux et pour enfants.

Cette version a encore de beaux jours devant elle, et je suis pas spécialement pressé de voir un studio en proposer un nouveau remake quand on voit la qualité globale de ceux-ci ces dernières années.

auty
8
Écrit par

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