Master Crasse

Avis sur 28 jours plus tard

Avatar Loïc Goyet
Critique publiée par le

Il y a des films qui sont toujours cités à titre de comparaison, des sortes de points de références d'un genre précis. Et étant un des nombreux adeptes de la zombie-mania, j'ai consommé beaucoup productions sur ce thème à la mode. Et forcé de constater que l'on cite souvent « 28 Jours Plus Tard » précédés de l'expression suivante « Zombies qui courent ». Du coup, quand je sais plus quoi louer comme film, et bien je prend celui-ci.

Pour moi Danny Boyle c'est seulement Slumdog Millionnaire, un film que j'avais détesté pour des relents de niaiserie insupportable. J'avais donc, naturellement quelques craintes, d'avoir un « des zombies au pays de candy ». Mais très vite j'ai été rassuré, puisque l'on retrouve tout les ingrédients d'un bon film de zombie, c'est à dire : le mec qui se réveille sans rien comprendre à quoi qui se passe, le petit groupe de survivants dans un ville immensément vide, et des personnages que l'on croit importants mourant. La première demi-heure est somme toute très classique mais sans accros. Autrement les zombies courent et ça change pas bien grand chose.

Beaucoup de changement de rythme, de décors, de situations vont ensuite se mettre en place avec la rencontre des deux survivants avec le père et la fille. Et encore une fois c'est du classique avec le « dernier espoir » et le road trip. Mais la réalisation est impeccable, que ce soit les scènes d'actions, ou plus intimiste. Du côté des effets spéciaux, tout est bien fait, surtout les zombies bien costumés, mais le reste n'est pas « Wow effect ».

La dernière demi heure, va voir un manoir devenir un miroir des perversions humaines et des limites des protagonistes. Les forts vont devenir faibles et inversement. La transformation du personnage principale est peut être un peu trop abrupte et perturbe un peu, mais autrement tout se tient pour un dernière scène d'action assez incroyable et réalisé à la quasi perfection. Cette dernière demi heure est tout aussi originale que le reste du film dans sa thématique, c'est à dire pas du tout, mais elle utilise un support narratif plus surprenant.

Elle va relever toute la saveur de ce film comparable à un Big Mac : tout les ingrédients sont là, tu les connais, tu sais le goût que ça va avoir... mais c'est toujours aussi bon. Dans le film, tout les thèmes zombiesques sont présents : miroir des survivants, les raisons de vivre, la société de consommation, qui est le zombie qui ne l'est pas, les limites psychologique de l'humanité. Mais la réalisation est tellement bonne (sans être une master class du genre) que c'est vraiment un gros panard.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 220 fois
1 apprécie

Autres actions de Loïc Goyet 28 jours plus tard