Pour les amoureux de Florence et de voitures vert pomme.

Avis sur 6 Underground

Avatar Melvin Zed
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Voilà le film qu’on attendait tous. Enfin, peut-être pas tous, mais en tous cas voila le film qu’attendaient les amoureux de Florence qui trouvent que Mission Impossible, ça a quand même un gros balais dans le uc. Celui que les gens qui aiment que les films d’action soient remplis d’action guettaient depuis tant d’années. C’est pour les andouilles qui apprécient la grossierté à condition qu’elle soit bien vulgaire. Pour les philistins qui aiment pourtant ce qui est beau. Pour les intransigeants qui aiment qu’on réinvente a coup de masse l’art du montage. Pour ceux qui trouve qu’il y a trop de respect dans le monde et pour les fins gourmets qui ne passent à table que pour jouer avec la nourriture. Pour tous les gens qui savent que s’ils ont mal au crâne, c’est que ça en valait la peine mais grave. Pour les amateurs de géopolitiue qui trouvent que les films de Gérard Butler sont quand même trop sérieux, pour les chefs qui cuisinent au mixeur et pour les gens qui tondent leur gazon au glyphosate. Voilà, c’est pour tous ces gens-là mais 6 Undergound, c’est surtout pour les gens qui trouvent qu’une Alfa Romeo vert pomme c’est quand même une bonne idée, et que dans la Galerie de l’Académie, ça a un style de ouf… Et puis c’est aussi pour les cinéphiles qui se souviennent que Carmina Burana dans Excalibur, c’était pas mal, mais que c’était surtout y’a 40 ans bordel ! C’est bien sûr pour tous les gens qui aiment les turlupins comme Michael Bay.
Michael, 10 ans après, you did it again !

Bref, après cette petite introduction, laissons-nous aller à une critique un brin plus sérieuse.
J'ai adoré. Voila. C'était d'une connerie abyssale, l'argument politique est carrément honteux, mais alors vraiment, mais à un niveau... et c'est pas qu'indécent et outrageusement opportuniste, c'est surtout que ça y va à donf' jusqu'à une séquence finale totalement irresponsable. Sur ces points donc, rien à dire. Au niveau action, ça fait le taf comme personne d'autre ne sait le faire. Alors c'est sûr c'est pas les belles cascades bien propres à la MI, ou les films de ballerines comme John Wick... Non, on est loin de ça, c'est brutal, ça cogne et au milieu d'une succession interminable de plans qui font mal, ce que Bay choisit, c'est l'immersion et le style, tant pis si des questions de continuité ou de faux raccords se mettent sur la route. On s'en branle, au contraire. Ce qui compte c'est le plan qui pète, l'idée qui pète, et que tout pète avec. A ce titre, la séquence initiale est magnifique, il y a un parallèle fascinant entre cet accomplissement cinématographique et la dimension d'artistique absolu de la ville de Florence. Le passage sur Carmina Burana... putain, c'était... magique, tout ce qu'y a de magique. Merci Michael ! Ca faisait 10 ans que tu branlais pas grand chose, à faire des films osef... welcome back !

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