De père en fils.

Avis sur À ceux qui nous ont offensés

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Après les grosses boursouflures du côté de Hollywood, ça fait plaisir de revoir Michael Fassbender en Irlande, en ramenant Brendan Gleeson, qui joue cette fois son père après Assassin's Creed, dans une histoire familiale pas piquée des hannetons.
Les deux sont des cambrioleurs de père en fils, mais le second est tiraillé par les principes du premier, qui veut faire de leur marginalité une sorte de vie, où ils sont terrés dans des caravanes situées dans la campagne anglaise. Mais le fils veut que ses enfants soient le plus normaux possibles, en les emmenant à l'école, mais difficile d'échapper au pater familias...

Le film est plutôt correct, emmené par Michael Fassbender et l'imposante stature de Brendan Gleeson, irlandais jusqu'au bout des cheveux, mais je trouve curieux que l'histoire se passe totalement dans le film. Je m'explique ; on voit qu'ils cambriolent depuis des années, les flics semlbent savoir où ils se trouvent, pourquoi faut-il que ça soit à ce moment-là qu'ils s'en prennent enfin à eux ? D'autant plus que c'est assez court, du coup il est difficile de croire à une telle avalanche d'évènements en si peu de temps. Du coup, je me raccroche à quelques personnages secondaires, le désarroi de l'épouse de Fassbender, le changement de comportement du fils qui vit dans un univers si sordide que ça semble déteindre sur lui, la présence d'un demeuré qui est uniquement là en tant que souffre-douleur...

Il en résulte quelque chose d'intéressant, qui aurait gagné sans doute à être davantage dilué dans le temps, mais il a pour lui le charisme indéniable de ses acteurs, pas glamour pour un sou, dans un univers où la transmission semble être le seul leitmotiv.

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