Harlequin

Avis sur À corps perdus

Avatar Eric Pokespagne
Critique publiée par le

La littérature Harlequin a parfaitement le droit d'avoir accès aux grands écrans, et la sensibilité "populaire" italienne n'est pas la moins pertinente pour se coltiner avec les codes du mélo : chirurgien déchiré entre un amour "déclassé" et fidélité conjugale, opérations de la dernière chance, enfant en danger, fantôme bienveillant d'un amour perdu... Castellitto affronte toutes les niaiseries du genre, et c'est tout à son honneur. Malheureusement, Castellitto veut aussi nous prouver - c'est son premier film - qu'il est plus malin que son matériau de base, et ça, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire : renoncer à la trivialité qu'appellent les poncifs pour faire du "beau cinéma", à coup de trucs de narration et de mise en scène "dans le coup". Le résultat est un film tiède, qui se ridiculise régulièrement à force d'excès piteux (en partie dû, il est vrai, à une contre-performance terrible de la Cruz, littéralement paumée dans un rôle qu'elle n'assume pas), et qui nous laisse, pour finir, complètement indifférents. [Critique écrite en 2009]

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 213 fois
1 apprécie

Autres actions de Eric Pokespagne À corps perdus