Vaste arnaque émotionnelle

Avis sur Alabama Monroe

Avatar Maurice  Ronet
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Pourquoi ne pas finaliser une journée chômée par un détour via l'UGC des Halles ? Constatant sans réelle surprise que la programmation est encombrée de navets US désolants (Red 2, Elysium, Insaisissables, Conjuring...), nous décidons de tout miser sur la Belgique. Un joli pays qui a vu naître le singulier single "Papaoutai".

Croyez-le ou non, Felix Van Groeningen semble s'y connaître en matière de papaoutage. Voyez plutôt : un musicien de country (bluegrass mais là n'est pas la question) s'amourache d'une tatoueuse (Eh oui, le syndrome Miami Ink a frappé).
De leur amour absolu (de multiples et inutiles scènes de cul filmées comme un De La Tour sont là pour en attester) naîtra une adorable petite fille astucieusement appelé Maybelle (logique car on est en Belgique).
Bon.
Conscient qu'il n'y aurait pas de tension dramatique si le film s'arrêtait là avec ces séquences musicales de bon ton (réussies d'ailleurs), le réalisateur décide de monter d'un cran en faisant clamser la gamine. Le film bascule alors en mode Jacques Pradel dans le plus pur style "Life after Death".
Alors, il est certain que des spectateurs peu exigeants et ayant ressenti des picotements à la vision de "Sept Vies" ou de "Hatchi" pourront saturer le site avec des propos louangeurs sur ce chantage lacrymal à 2 sous.
Les vrais mélancoliques préféreront sans doute se repasser "Festen" en se demandant : comment en est-on arrivé là ?

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