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Deuxième long métrage de Felix Van Groeningen, après le très bon La Merditude des Choses (2010), Alabama Monroe pourrait très bien figurer dans le dossier de Quentin, Le cinéma dépressif contemporain.

Didier (Johon Heldenbergh) s’éprend d’amour pour Élise (Veerle Baetens), tenancière d’un salon de tatouage. Vivant d’un amour passionnel rythmé par la musique et l’alcool, leurs idylles se désagrégeront après l’annonce d’une tumeur cancéreuse chez leurfille Maybelle (Nell Cattrysse).

Ce qui pèche dans le film de Van Groeningen, et c’est ce que je lui reproche le plus, c’est la banalité du scénario, l’étude du couple et de sa lente dégradation due à la perte d’un être cher. Non pas que le récit soit mal structuré, au contraire, la narration est plutôt réussie mais son contenu manque cruellement d’originalité. C’est dommage au vu de l’ensemble du film qui souffre malheureusement de cette platitude.

On trouve cependant une grande qualité de réalisation. Alabama Monroe se présente comme un mélodrame qui, contrairement à un mauvais film comme par exemple Les Petits Mouchoirs (2010), mêle enchantement et déchirement, terrassement et émerveillement. Le film est touchant grâce à la réunion d’une narration intéressante, de la justesse des très bons acteurs belges et de la technique, on pense notamment à l’esthétique du film, à sa photographie de très haute qualité menée par Ruben Impens, qui font basculer le spectateur dans des moments de légèreté à des moments de noirceur en toute intelligence. Il faut bien sûr ajouter la musique bluegrass, très prisée par les frères Coen, puisqu’elle est un élément moteur du film, elle donne du cachet à l’œuvre tout en accentuant son coté déchirant.

Mais l’esthétique et la bande originale de très haute qualité ne peuvent pardonner les lieux communs du scénario. On attend impatiemment le troisième film de Felix Van Groeningen, qui a su montrer son talent dans ses deux premières réalisations.
Adrien_Dal_Bello
6

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