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Albator, corsaire de l'espace par Enlak

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A l’annonce de ce film, je craignais que malgré un visuel réussi l’histoire constitue un point faible, et les premiers avis n’étaient pas vraiment pour me rassurer. Mais après visionnage il n’en est rien.

Alors déjà comme on pouvait s’y attendre le visuel est bel et bien sublime. Même si l’on sent bien que l’on est en face d’images de synthèses, l’ambiance les décors futuristes, les designs de vaisseau et particulièrement celui de l’Arcadia, sa proue en tête de mort surgissant de volutes de fumée noir, impressionnent. Les visages ont un certain charme propice à ce type de réalisation asiatique, malgré un certain côté artificiel.
L’histoire donc. Comme beaucoup, je ne connais pas l’animé d’origine, ne pouvant donc juger l’adaptation. Si le combat du pirate rebelle Albator contre la société totalitaire Gaia n’était que le prétexte à des scènes de combat, alors là oui j’aurais été d’accord pour affirmer que l’histoire était simpliste. Mais ce n’est pas le cas. Car Albator poursuit un but mystérieux, et il a un passé douloureux, susceptible de faire vaciller la loyauté de ses hommes. Au milieu de ce conflit se trouve Yama, fraichement engagé, avec un rapport rendu très conflictuel avec son frère après une tragédie. Des informations livrées au fur et à mesure du film. Rebondissements sous formes de révélations et de trahisons ponctuent ainsi la dernière partie.

Il y a aussi un aspect que je n’attendais pas du tout dans ce film : une réflexion sur l’humanité. Une humanité qui s’est répandu sans contrôle dans tout l’espace en épuisant toutes les ressources des planètes ; une humanité qui perpétue encore et encore les mêmes erreurs. En ce sombre futur, l’espèce humaine est dans une période critique : les colons veulent tous revenir vers la Terre, devenu un sanctuaire sacré. Mais la Terre ravagée ne peut plus accueillir tout le monde, condamnant les colons à dépérir dans l’espace. Mais quand on voit les armes hautement destructrices que l’homme est capable de fabriquer, mérite-t-il d’être sauvé ? Et au fond, dans l’immensité du cosmos et de ces milliards d’années d’existence, que représente vraiment notre espèce ? Que changerait sa disparition ? C’est à toutes ces questions que vont être confronté les personnages, qui comme le spectateur, hésite sur les bonnes décisions à prendre.

Avouons toutefois que les événements n’ont pas vraiment de crédibilité scientifique, entre la matière noire qui confère de nombreux pouvoirs, la destruction de nœuds du temps susceptible de redémarrer l’univers... Certains éléments mériteraient d’être plus développés, comme le conseil de Gaia, corrompu, représenté de manière caricatural. De même le frère de Yama paraît plutôt lisse, si ce n’est une action inattendue à la fin. Au final seul Albator et Yama se révèlent ambigu. Si j’ai pu deviner certains moments, c’était bien souvent juste avant qu’ils ne se produisent, et non longtemps à l’avance.

Au final « Albator » est une bonne surprise au niveau de son histoire, qui bien que parfois un peu tiré par les cheveux, s’avère très intéressante. En plus d’être un grand spectacle en 3D sur grand écran.

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