Une belle galerie de cinglés

Avis sur Alice, douce Alice

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Alice, Sweet Alice est sorti avant les slashers devenus cultes que sont Halloween et Vendredi 13. Loin d'être un monument du cinéma, le film d'Alfred Sole n'en reste pas moins intéressant.

Intéressant d'abord par l'ambiance crado qu'il instille dans ses premières minutes avec des acteurs impressionnants. A commencer par Paula E. Sheppard qui nous dresse le tableau d'une gamine psychotique flippante à souhait. Car c'est une belle galerie de portraits que nous dresse le réalisateur avec, outre son personnage principal, un pédophile dégueu et gras comme un jambon et une bigote cinglée. Malheureusement, la sauce retombe au bout de la première demie-heure et le film s'enlise, faute de substance. Les coupables sont à chercher dans un scénario indigent (un slasher, ce n'est pas un genre réputé pour ses scénariis alambiqués) qui s'éparpillent sur des pistes non exploitées et mal fagotées. Si on ajoute un gros problème de rythme et une mise en scène indigente, on passe son temps à s'ennuyer.

Jusqu'à la scène finale superbement maîtrisée et un plan final cultissime. Cela nous fait d'autant plus regretter des défauts qu'il nous est impossible de mettre de côté. Alice, Sweet Alice est sûrement un OVNI dans le cinéma d'épouvante mais il a salement vieilli et ne parlera qu'à bien peu de monde aujourd'hui.

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