Le Monstre de FRANKENSTEIN

Avis sur Alien - La Résurrection

Avatar SlyJock
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Alien : La Résurrection dernier film de cette saga ô combien grandiose. Nombreux sont les fans à s’efforcer d’ignorer ce quatrième film. Pourtant d’entrée de jeu je leur réponds qu’ils ont tort, évidemment.

Alien la résurrection conclu cette épopée du viol extraterrestre. Ellen Ripley n’y a finalement pas échappé et contrainte d’en finir avec tout cela, elle s’est donné la mort dans un saut de l’ange presque culte. Ce film arrive donc dans un profond manque de logique qui n’échappera pas au courroux des fans. On se retrouve deux cents ans après les évènements de Fiorina-161, à bord de l’Auriga, vaisseau scientifique de la Marine, une équipe de généticiens ressuscite l’officier Ripley en croisant son ADN avec celui d'un Alien. D’emblée cette idée sonne très mal et pourtant on ne peut pas s’attarder dessus. Certes c’est diablement stupide mais quand on s’engage dans un quatrième film d’une franchise porté essentiellement par une actrice (Sigourney Weaver), on peut se permettre difficilement de se passer d’elle. Imaginez le désastre dans le cas contraire. On doit donc cette gentille mais choquante idée et surtout ce manque d’originalité aux scénaristes.

Heureusement, Alien : La Résurrection nous fait vite oublié la renaissance de Ripley. D'autant plus que pour le reste ce quatrième Alien est un très bon film. Etant du même niveau que les deux précédents, La résurrection vient confirmer la règle de la franchise Alien : chacun des épisodes a su apporter sa pierre à l’édifice, chacun des quatre film a son propre style et ne fait qu’accroitre la grandeur de cette saga de merveille.

Année 2381. C’est donc à bord de l’Auriga que le cauchemar reprend. L'équipage du Betty, un autre vaisseau composé de brutes et de mercenaires débarque pour marchander des humains avec les scientifiques, l’intelligence de quelques xenomorphes en cage déclenchera le désastre dans ce nouveau labyrinthe de couloirs. La Ripley 2.0 à mi-chemin entre la créature de Frankenstein et Rambo sera forcé de s’allier avec les mercenaires pour espérer quitter l’Auriga et ainsi revoir sa fille un jour.

Sans trop en dire sur l’histoire, le film ne raconte pas grand-chose si ce n’est la folle échappatoire de Ripley et des Mercenaires dans cet environnement assurément flippant comme toujours. Cependant les personnages sont bien développés, on s’étonne presque à les découvrir pour un film qui ne raconte pas grand-chose mais qui en montre beaucoup. Alien : La Résurrection n’est pas assez sous testostérone pour se vouloir être un film d’action ni assez intelligent dans ses propos pour rivaliser avec Alien3. Non Alien : La Réssurection est un parfait space-horror qui s’impose grâce à toutes ses bonnes qualités et agréablement sans abuser de ses facilités (Les Aliens). Du moins, il sait en abuser intelligemment, comme dans cette scène sous l’eau. Autant dire qu’on passe un nouveau cap avec les bestioles. Ce film est d’autant plus plaisant qu’il développe un peu plus les capacités des créatures.

Ellen Ripley est quant à elle bel et bien morte. L’interprétation froide et sinistre de Sigourney Weaver en est la preuve. Ellen Ripley est plus bestiale dans cette réincarnation qu’elle ne le fut auparavant. Son lien avec les créatures y est amplifié au point d’en devenir un lien du sang. Ripley n’est plus qu’un monstre parmi les monstres. Rivalisant avec la reine, elle tient en respect les xénomorphes. Cependant elle n’est pas sans subir certains traumatismes mémoriels de la vraie Ripley. Elle souhaite pourtant revoir ce qu’elle aime, la Terre et sa fille alors qu’un enfant l’attend pourtant dans les entrailles de l’Auriga… C’est avec beaucoup de douleur qu’Ellen fera son retour sur Terre après plus de 259 années passés loin de son enfant.

Côté technique, on sent énormément qu’il s’agit de Jean-Pierre Jeunet à la réalisation. Que ce soit le casting, l’utilisation de la caméra, cet abus des courtes focales et de l’esthétique sale et jaunie, le Français s’est littéralement approprié la réalisation. C’est une bien bonne influence pour le meilleur du film. Cette réalisation vient démarquer le film un peu plus de tous les autres. Pourtant en parfait paradoxe, La Résurrection est plus un retour aux origines, de mon point de vue. L’action se déroule dans l’espace, ce qui fait seulement la deuxième fois depuis le premier film. Plus précisément dans l’Auriga (qui au passage est bien plus grand que le Nostromo) offre un champ d’action claustrophobe bien plus large qu’Alien3. Les couloirs à perte de vue ne sont pas aussi bien éclairé. C'est même très sombre et cela plus que jamais. La présence de marines et de mercenaire armés jusqu’aux dents n’est pas non plus sans rappeler le film de James Cameron. Évidemment tout ceci est un parfait condensé de tout ce que j’aime.

C’est donc en toute fidélité que j’avoue aimer ce film, j’aime Alien : La Résurrection, non mieux encore je l’adore ! Bien qu’imparfait, ce film se procure une place légitime entre ses ainés Alien, le Retour et Alien3. Certes il n’a rien en plus mais il n’a rien en moins non plus ! Les trois films qui ont suivi le chef-d’œuvre de Ridley Scott ne sont pas sans défaut. Ils ont tous leurs parts de cafouillage mais ô diable ! Ils sont surtout tous très bons !

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