In space no one can hear you scream

Avis sur Alien : Le 8ème Passager

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Alien

Une introduction spatiale mystérieuse.
La musique lugubre de Jerry Goldsmith et l'apparition de signes étranges / | | | \ sur le haut de l'écran qui formeront progressivement le titre du film.
C'est sombre et ça met pas à l'aise, vous l'aurez compris, si vous comptiez voir une comédie romantique, vous vous êtes foirés quelque part.

Disparition en fondu de la musique et le calme s'installe.
Sur l'écran c'est un vaisseau à la dérive, lumières éteintes et silencieux, qui va attirer l'attention de la caméra.
S’immisçant discrètement à bord, on y découvre une navette en plein sommeil, écrans et voyant en veille. Tout est calme.
Tout à coup une console de commande s'allume (le côté rétro peut faire peur aux nomophobes et autres technophiles mais pas de quoi avoir une crise cardiaque), la musique reprend, et puis c'est l'ensemble du vaisseau qui s'éveille ; les diodes clignotent, les écrans s'activent et les pièces s'illuminent, éclaircissant ce qui nous paraissait hostile pour nous offrir un décor sobre et incolore, gouverné par le blanc.

Ses habitants, jusque là rêvassant dans un sommeil léthargique, s'extirpent de leurs songes et reprennent peu à peu contact avec la réalité.

Le film peut alors commencer.

Le Nostromo, vaisseau remorqueur interstellaire, reçoit un signal de détresse provenant d'une planète inconnue alors que celui-ci rentrait de mission et faisait cap sur la Terre.
« Mother », l'ordinateur du vaisseau réveille alors l'équipage (7 passagers et un chat. Ouais, un chat), donnant pour consigne d'enquêter sur tout organisme extraterrestre.
C'est au cours de cette expédition qu'ils entrent en contact avec une forme de vie inconnue qu'ils feront entrer dans leur vaisseau. La bourde.
L'enjeu du film s'installe enfin : chasser ou être chassé.

Ridley Scott, encore jeune réalisateur à la sortie d'Alien (1979), réalise pour son deuxième long-métrage l'un des films de science fiction les plus cultes jamais aboutis.
C'est en s'inspirant à la fois de 2001, l'Odyssée de l'espace et de Star Wars pour sa vision de l'espace, mais également de Massacre à la tronçonneuse pour l'ambiance horrifique, que le réalisateur va créer un huis-clos spatial mêlant science fiction et horreur, en n'exposant qu'une poignée d'acteurs sur 1h57 de pellicule.
En plus d'un succès critique à sa sortie, ce projet lui aura rapporté l'Oscar des meilleurs effets visuels, et trois Saturn Awards, dont celui du meilleur film de science fiction. Not bad.

Le mélange des genres est un succès ; le vaisseau dans son architecture oppressante, et l'espace qui apparaît sombre et froid, donnent une ambiance pesante et non rassurante, parfaite pour le genre horrifique.
De plus, l'esthétique du film est superbe et vraiment agréable à regarder. C'est assez sombre, on y apercevra beaucoup de voyants clignoter et beaucoup de tuyaux, mais les plus beaux voyants et tuyaux que vous verrez au cinéma !
Le rythme, lui, est bien dosé : d'abord lent, puis accélérant au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue. On finit par être pris dans le film, ressentant la tension et le suspense, tout comme l'équipage.

Pour résumer, c'est maîtrisé, c'est beau et c'est immersif.

Alien est un film incontournable, que l'on soit friand de SF, d'horreur, de suspense, de tuyaux, ou non, il faut le voir.

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