Un passager de trop.

Avis sur Alien : Le 8ème Passager

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En expédition spatiale, l’équipage du vaisseau Nostromo est tiré du sommeil par l’ordinateur de bord suite à la réception d’un signal émanant d’une planète. Ayant comme objectif de chercher toute origine ou vie extraterrestre, l’équipage fait halte sur la planète où le signal a été localisé. L’atterrissage de leur remorqueur ne se passa pas en douceur et provoqua des avaries. Pendant que certains membres de l’équipage s’occupent de réparer le remorqueur, les autres s’aventurent dans le vaisseau où le signal est émis. À leur retour, l’un des passagers est sombré dans l'inconscience par une espèce de bestiole arachnide qui s'est accrochée sur le visage. Quelques instants plus tard, la bestiole se détache du visage et trouve la mort. Les membres de l’équipage ont retrouvé leur compagnon vivant et en bonne santé. C’est ce qu’ils croyaient avant de le voir se faire exploser la cage thoracique par une horrible créature qui vivait en lui. Celle-ci s’enfuit. L’équipage est consicent de la nécessité de se débarrasser de la bestiole qui a grandi en peu de temps et qui s’est cachée dans le vaisseau. Une créature qui représente une grande menace pour tout l’équipage.

Sigourney Weaver monte en notoriété dans le plus fabuleux rôle de sa carrière, Ellen Ripley, une simple héroïne sincère, de bonne foi, courageuse et déterminée à survivre. Elle nous fait découvrir un nouveau genre d’héroïne qui doit se mesurer à un monstre aussi effroyable que l’alien par son intelligence et sans l’utilisation d’armes à feu. Ian Holm est assez surprenant dans son jeu d’acteur pour nous cacher la vraie nature de son personnage. Le reste du casting est impeccable pour incarner les autres membres de l’équipage. De la peur, du combat, du bon sens, de la volonté, des sacrifices, tout y est pour monter, sans excès, une tension palpable. Et évidemment, la star du film est l’alien, une horrible créature visqueuse, agressive et terrifiante dont un seul regard vers elle peut vous pétrifier à jamais. Une abomination qui ne connaît pas la pitié. Un monstre très bien dessiné et monté de toutes pièces pour marquer à jamais les cinéphiles. L’animation mécanique de cette monstruosité est étourdissante.

Pour l’un de ses premiers grands succès cinématographique, Ridley Scott nous fout une belle claque en nous livrant un film huis clos d’une grande puissance de frisson. Dans son long-métrage, il nous expose un savoir qui le maîtrise haut la main. Ce n’est pas un huis-clos où il se passe quelque chose toutes les cinq minutes. C’est un film qui nous fait vivre l’un des plus beaux, les plus monumentaux et les plus énergétiques affrontements entre un équipage et un monstre mythique du cinéma. Le film est alimenté par une lenteur qui nous empoigne de plus en plus pendant le visionnage du long-métrage. Le dénouement est peut-être lent à se lancer, le monstre apparaît même assez tardivement, mais le film nous jette dans une ambiance horrifique à partir du moment où le facehugger se jette en un rien temps vers le visage d’un des membres de l’équipage.

L’alien est un grand monstre qui tue sans réfléchir et sans laisser à sa proie le temps de se défendre. Vu ses capacités physiques et sa taille imposante, il est clair que la créature aurait décimé tous les membres de l’équipage en peu de temps. Il est donc évident que le monstre ne pointe pas son nez maintes fois pendant le visionnage du film. Ce qu’il faut surtout voir dans ce film est la mise en œuvre des idées et de l’affrontement que le réalisateur a intelligemment su les introduire dans son scénario qui est loin d’être une nouveauté mais pas du tout banal dans la manière comment le suspense et la tension nous saisissent de stupeur. Et il faut bien prendre en compte le design très architectural du vaisseau, des répliques composées de mots rationnels, des musiques judicieusement bien composées et des scènes très mouvementées et techniquement bien foutues pour admirer cette œuvre cinématographique nous faisant bien sentir la galère désastreuse de l’équipage face à la saloperie sillonnant les couloirs du vaisseau.

C’est ainsi que Ridley Scott pousse les limites du cinéma en nous offrant un long-métrage sensationnel et qui aura retenu toute mon attention pendant toute la durée du film. L’alien est un monstre qu’on n’est pas prêt d’oublier pour sa cruauté exploitée à l’extrême. C’est un huis clos exemplaire, simple, efficace et effarant à souhait. Un long-métrage qui annonce un très bon début de carrière pour le réalisateur. 9/10

Elle est parfaite, elle n’a aucune conscience…

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