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Amours chiennes par Maqroll

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Premier long métrage d’Iñárritu, Amours chiennes est déjà un film choral où des destins s’entrecroisent selon des lignes ici linéaires… Trois histoires donc qui vont se rencontrer dans un accident de voiture qui signifiera la fin de la première, un point d’inflexion dramatique pour la deuxième et un nouveau départ de la troisième. Dans ces trois « segments », un point commun : l’amour porté à la race canine par les trois protagonistes, source d’espoir puis de trouble pour le premier, cause de tous les malheurs pour la deuxième, signe d’un changement profond pour le dernier. Les chiens indiquent en fait à leur propriétaire la voie à suivre, la plus métaphorique étant le « trou » de la deuxième où le couple va symboliquement s’enliser et rester bloqué. Les trois acteurs principaux, dans l’ordre Gabriel Garcia Bernal, Goya Toledo et Alvaro Guerrero, traduisent chacun à sa manière l’humanisme de leur personnage à travers des parcours torturés, initiatiques ou sacrificiels. L’humanisme est d’ailleurs la caractéristique principale d’Iñárritu, cinéaste curieux, adulé par les uns, voué aux gémonies par les autres, parfois crispant (Babel), parfois génial (21 grammes), un peu roublard mais toujours passionnant et débordant d’amour pour l’humanité, ce qui me fait lui pardonner la majeure partie de ses excès et de ses fautes de goût.

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