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Bis repetita

Avis sur Après la tempête

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Après la tempête a un précèdent, Still walking de huit ans son aîné. Outre Hiroshi Abe comme acteur principal, ces deux drames familiaux de Hirokazu Kore-eda partagent des thématiques voisines : portrait d’un père dans son rôle d’éducateur sur fond de crise de la quarantaine, désunion d’une famille « ordinaire » et, à force de renoncement, les ambitions individuelles d’un passé révolu forgent les désillusions collectives d’un présent.
La mécanique scénaristique garde un même axe, celui composé par la génération familiale la plus ancienne qui, à nouveau, offre le principal lieu de conciliabule. Un lieu confiné à l’image de la mise en scène de Hirokazu Kore-eda moins porteuse de souffle dans Après la tempête que dans Sill walking. Le portrait unilatéral et sévère de la gente masculine et le peu d’empathie générée font barrage à l’appropriation du film par le spectateur.
En ne renouvelant pas son cinéma, Hirokazu Kore-eda donne l’impression de le bégayer. De film en film, la magie attendue disparaît au point de sembler absente dans Après la tempête. Celle observée dans Nobody knows (2004) paraît désormais très lointaine des derniers métrages du cinéaste.

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