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Eaux des espoirs ?

Avis sur Aquaman

Avatar Behind_the_Mask
Critique publiée par le

Il est de bon "thon" de ne plus donner cher de la peau de l'univers DC. Tout comme il est de bon "thon", aujourd'hui, de dire "Pff, c'est toujours la même chose les super".

Et puis, chacun sait, bien sûr, que ce genre de film, c'est pas du vrai cinéma, surtout selon certains Tartuffes et autres prescripteurs du bon goût à peine dédaigneux et condescendants.

Aquaman ne risque donc pas de leur faire changer d'avis. Sauf que...

Sauf que James Wan était annoncé à la barre de l'entreprise. Et James Wan, il a laissé un sacré souvenir au masqué, en réalisant rien de moins que l'apothéose spectaculaire de Fast & Furious. Soit le numéro 7, un opus en forme d'opéra incroyable, furieux, bourrin et généreux, une ode décomplexée à l'action la plus débridée et la plus inimaginable possible.

Aquaman, entre ses mains, s'il ne devient pas le film de super héros définitif, imprime cependant un sacré sourire sur le visage, quasi constant en plus. Au point que Wan parvient assez facilement à raviver la flamme. Au point de parler de véritable DC Renaissance.

Car pour la première fois, dans le DC Extended Universe post Man of Steel, la puissance déployée à l'occasion des combats est manifeste. Car son super héros n'est pas ravalé au rang d'une bêtasse pseudo féministe, totalement dévoyé de sa fonction première de criminel, ou sous Tranxène. Et surtout, il ne perd jamais de vue que l'on a à faire avec un super. Alors, Jason Momoa, il devient à la caméra presque un demi-dieu, une totale icône de charisme tendance ultra

Bon, on en est encore au stade du héros un peu rigolo, qui se confond dans quelques avatars humoristiques un peu bête ou d'un goût douteux. Mais à côté de cela, le film offre une incroyable aventure, puissante, jouissive, bigarrée et pétrie de résonances, d'influences et d'emprunts plus ou moins assumés. Se télescopent ainsi au carrefour Indiana Jones, Le Seigneur des Anneaux, Avatar, A la Poursuite du Diamant Vert, Les Chevaliers du Zodiaque, Le Choc des Titans, Jules Verne, les films de monstres aquatiques et la grosse série B dans son ensemble.

Les sceptiques enrageront sans doute et utiliseront, au mieux, des termes comme Gloubiboulga indigeste. Les plus violents seront pris de crises de vomissements et hurleront encore, sur fond de nuit de pleine lune en plein zoo de Vincennes, à la bouse numérique et au fond vert hideux. Grand bien leur fasse.

Sauf que Aquaman, tout comme FF7 du reste, est d'une générosité des plus roboratives, fourmillant de fights, d'affrontements fracassants, de décors over the top, de vaisseaux sous-marins au design plutôt bien vu, de ville lumière fluo, de monstres et d'animaux caparaçonnés en tous genre, et de méchants très méchants en armures animés par la soif de conquête.

Oui, et de poncifs du genre super héroïques, aussi. Si vous voulez...

Entendons nous bien, le masqué, il ne dit pas que Aquaman, c'est le super hero movie du siècle, hein. Mais en revanche, il vous dira que l'action est super bien filmée, façon plan séquence bien sympa et solide comme un roc. Ou tendance à entrelacer des affrontements dynamiques en passant de l'un à l'autre de manière extrêmement fluide et bien pensée. Il vous dira qu'il a passé un très bon moment de divertissement.. Pas très fin, pas très recherché, mais suffisamment fidèle à sa source papier, sincère et honnête pour apprécier à sa juste valeur le grand spectacle offert par son maître de cérémonie, James Wan, dont la générosité ne peut pas lui être retirée. Tout comme ses solides capacités d'entertainer. Car avec lui, c'est une petite partie du DC Extended Universe qui revient d'entre les morts après une période post Man of Steel des plus problématiques.

Au point qu'il avait d'abord mis 7, le masqué. Encore une note over pétée dont il a le secret. Mais même si l'humour crétin de DC, tenant ici en deux ou trois séquences consternantes, et un rythme bizarre affectent quelque peu Aquaman, celui-ci mérite, à la revoyure, un 8 trépané tellement ce qu'il met sous les yeux est généreux, tellement James Wan ne se fout à aucun moment de la gueule de celui qui a payé sa place pour un bon moment du côté de chez DC, ce qui, avouons le, n'était pas arrivé depuis longtemps.

Aquaman est donc très loin de faire plouf, ou encore de couler à pic, comme vous le diront sans doute certains de vos Distingués éClaireurs.

Behind_the_Mask, qui rêve d'un crossover entre Aquaman et le Captain Igloo.

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