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«Army of the dead» de Zack Snyder s'est particulièrement fait lapider par la critique quand il est sorti, beaucoup de déception chez les fans du réalisateur qui attendaient avec une certaine impatience un second volet après son remake du film de Romero «Dawn of the dead», sorti 17 ans avant. La déception est due à plusieurs facteurs qui – je pense – empêchent de juger le film pour ce qu'il est vraiment.

Déjà, le film sort quelques mois après la «Zack Snyder's Justice League» attendue comme le messie par des millions de gens à travers le monde, acclamé par l'entière majorité d'entre-eux comme étant l'œuvre majeure et la plus aboutie du cinéaste. Autant dire que si le director's cut de 4 heures est du pur Snyder, «Army of the Dead» à de quoi dépaysé. C'est le moins qu'on puisse dire.

Le parti-pris d'une profondeur de champ réduite à son strict minimum a de quoi décontenancer quand on connaît le style habituel du réalisateur. La raison évoquée par certain serait une volonté de cacher au maximum le fait d'avoir tourné en numérique, raison que je ne trouve pas très convaincante, étant donné les multiples possibilités de rendre le gain numérique moins précis avec de nombreux filtres. En réalité, ce choix artistique - assez osé - est en lien direct avec l'univers proposé dans le long-métrage, il traduit un monde difficile ou l'individualisme et le chacun pour soi règne en maître, personne ne fait confiance à personne et chacun se protège sans penser à protéger les autres. Les rares fois dans le film ou deux personnages dans un même plan sont nettes font figure d'exceptions. Cela arrive, par exemple, avec le père et la fille quand ils s'expliquent et renouent des liens, mais aussi avec les personnages de Dieter et de Vanderohe dans la salle des coffres qui finissent par créer un lien de sympathie mutuel.

Les personnages sont bien introduits avec une présentation sommaire mais efficace de leurs personnalités, même étonnamment bien si on considère le ton très fun et décomplexé du film. Pas certain que cela suffit pour s'attacher à l'un d'entre eux, cela dit...

D'une durée de 2h20, Zack Snyder nous démontre encore une fois une maîtrise du rythme assez incroyable, je n'ai tout simplement pas vu le temps passer. Le film n'a pas de temps mort, pas de longueur inutile, rien ne dépasse et on accepte facilement cet univers sombre peuplé de zombie.

De par le changement de style proposé par le cinéaste et sa sortie quelques mois après «Zack Snyder's Justice League», je suis confiant pour la postérité de cet «Army of dead» qui pourrait très bien être revu à la hausse dans quelques années, à l'instar d'un «Man of Steel» ou d'un «Batman v Superman», très conspués à leurs sorties, mais aujourd'hui considérés comme faisant partie du haut du panier des films de super-héros par énormément de monde.

Sait-ont jamais, «Army of dead» vieillira peut-être comme un bon vin...

BaronDuBis
7
Écrit par

il y a 7 mois

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