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Arnaques, crimes et botanique par Lopocomar

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Arnaques, Crimes et Botanique fait partie de ces petits films particuliers qu'on ne croise que rarement. Vu à sa sortie avec des potes dans une salle remplie de 8 personnes, alors que nous étions déjà 4, ce premier long de Guy Ritchie est bien plus que le brouillon de Snatch comme certains le pensent.

En réalité, ACB avait lancé à l'époque un gros succès en Angleterre. Une présentation des personnages à la Trainspotting, un phrasé Tarantinesque, des situations surréalistes et une maîtrise des quiproquos surréaliste impressionnent. La force du film tient dans sa réalisation inspiré du clip, et pour de bonnes raisons. Très stylisé, parfois trop, Ritchie enchaîne les effets visuels classieux : marche avant, ralenti, vue subjective, flou... Tout y est pour dynamiter le récit au risque de le paraître superficiel.

L'avalanche de musiques qui ponctuent les scènes a tendance à rendre vide celles qui n'ont sont pas pourvues. Et la BO ne fait pas la gueule : Iggy Pop, James Brown, du sirtaki... Très enlevé, cela permet d'ajouter encore du piment à des personnages qui n'en avait pas besoin. Entre Rory le Casseur, Nick le Grec, Harry le Hachoir et la bande des 4, on se croirait presque dans une BD. Tous les acteurs sont excellents et ce n'est parfois que leur premier rôle. L'occasion de voir Jason Statham jouer autre chose qu'un casseur de gueules signé Besson.

Disposant d'un trop beau souvenir en mémoire, le film ne m'a pas paru sans défauts. La première heure peut être assez vaine et les situations peinent à se mettre en place. Heureusement dans la suite, le scénario se met en place et toute la ruse de l'intrigue s'embrique parfaitement. Les personnages, même s'ils sont très bons, souffre de la comparaison avec le fils prodigue, Snatch. Même si ces deux films puent la frime, il faut avouer qu'ils le font bien et qu'ils en ont les moyens.

Histoire roublarde, casting de feu, réalisation hyper moderne et innovante et une propension Tarantinesque pour la narration : pas de doute, Guy Ritchie savait ce qu'était le mot cinéma avant les deux étrons fumants que sont A la Dérive et Revolver.

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