« Fausses notes »

Avis sur Au bout des doigts

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Alors qu’il joue du Bach sur un piano offert au milieu d’une gare, Mathieu, 20 ans, est repéré par Pierre Geithner, directeur du Conservatoire de Paris. Impressionné par son talent, celui-ci lui propose de se former. Mais difficile d’accepter cette main venue d’un autre monde quand on n’est qu’un petit voleur de banlieue.

Mathieu va-t-il oublier ses appréhensions et saisir la chance de sa vie ? Pierre saura-t-il surpasser les préjugés de ses pairs pour élever son poulain jusqu’au point d’orgue ? La mélodie du bonheur est connue et tourne vite à la mélopée. Sur une partition plus qu’usée, les acteurs jouent leurs gammes des deux mains – merci aux doublures –, s’accordant pour faire vibrer la corde sensible. Mais, en dépit de leur classe, ni Kristin Scott Thomas ni Lambert Wilson, en faux durs et sévères, ne suscitent les trémolos. Quant au jeune Jules Benchetrit, sa gueule d’angle fait ici pâle figure. Et ce n’est pas en jouant du Rachmaninov, un sweat à capuche sous un veston, que la modernité éclate derrière le classique. En l’absence d’un véritable compositeur, les violons sucrés de ce concerto de Noël sentent surtout le sapin.

4.5/10
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