Steven, c'est toi?

Avis sur Au-delà

Avatar Batfunk
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5 ans que j'hésitais à voir cet Hereafter, dernier Eastwood manquant à mon Tableau de chasse.Bah, il aurait pu attendre 5 ans de plus... Lol
Clint Eastwood sait faire de très Bons mélos, comme l'ont prouvé [b]Million Dollar Baby[/b] ou [b]Sur la route de Madison[/b]. Force est de constater qu'ici que contrairement à celui-ci, Eastwood n'a pas réussi à transcender le matériau original(un immonde roman à l'eau de rose dans son Chef d'oeuvre de 95).
Le scénario d' Hereafter, découpé en trois histoires parallèles qui se rejoignent à la fin, est hyper mal branlé et sans aucun enjeux. Pourtant, le scénariste, Peter Morgan, n'est pas un nouveau-né, on lui doit les excellents [b]The Queen[/b] de Frears ou [b]Frost/Nixon[/b] de Ron Howard :shock:
Des trois volets, la palme la plus immonde revient à l'histoire française, ignoble ramassis de clichés(France=Paris, le producteur qui couche avec sa présentatrice...) se déroulant dans le milieu Bobo journalistique parisien. La pauvre Cécile de France se débat comme elle peut avec un personnage dont on se contrefout et des partenaires pas doués(coucou Thierry Neuvic).
Les deux autres violets sont plus conformes à l'univers d'Eastwood et à son amour des petites gens, avec un volet anglais que n'aurait pas renié Ken Loach, avec ses références à Dickens,et un volet américain, avec un Matt Damon perdu et déclassé, mais qui n'a rien à se mettre sous la dent scénaristiquement.
Et l'Au delà dans tout ça? Bah, pas grand chose mon général, à part quelques visions clichés new-age et un vague plan divin. Clairement, Eastwood s'en fout comme de sa première chaude-pisse...
Alors me direz-vous, pourquoi ne me suis je pas ennuyé pendant ces deux heures? Et bien ça, c'est le miracle Eastwood :mise en scène fluide et discrète, qui sait se faire spectaculaire quand il faut(impressionnant scène d'ouverture), belle photo de Tom Stern, montage de Joël Cox, et surtout superbe thèmes musicaux du maitre lui même, parmi ses plus beaux selon moi, qui insufflent de l'émotion à un film qui en manque cruellement.
Un rendez vous manqué donc, pour ce qui aurait pu être un très beau film sur le deuil.

Le fond du panier eastwoodien, en bonne compagnie avec le vide sidéral [b]15:17 to Paris[/b] et le rance buddy movie[b] la Relève[/b]

5/10

Ps:Et je m'aperçois dans le générique de fin que c'est une co-production WB-Amblin... Salaud de Spielberg, il a réussi à refourguer sa suite d'Always :mrgreen:

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