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L'espion aux dents pourries.

Avis sur Austin Powers

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Non content d'avoir été le porte-étendard de toute une génération à travers le personnage mythique de Wayne Campbell pour les besoins du Saturday Night Live et du diptyque Wayne's World, l'humoriste Mike Myers donnait naissance à un autre anti-héros tout aussi marquant: l'espion britannique Austin Powers, ainsi qu'à son ennemi juré le Dr Evil.

Mise en scène par Jay Roach, cette première aventure se veut un pastiche énamouré du Swinging London et de ses plus belles icônes cinématographiques et télévisuelles, le film piochant son inspiration dans les premiers films de James Bond comme dans la série The Avengers. Un concentré d'humour à la con et de délires rétro qui fonctionne à plein régime, notamment grâce à la personnalité extravagante des deux créations de Myers.

Sorte de croisement foireux entre l'ultra queutard 007 et le David Hemmings de Blow-Up, le héros imaginé et interprété par Myers est aussi puéril qu'attachant, éternel ado ne pensant qu'au sexe, au sexe et aussi un peu au sexe. Sa némésis est toute aussi déjantée, mégalomane de pacotille se coltinant les sbires les plus inefficaces de la création.

Porté à bout de bras par la savoureuse connerie de Mike Myers et par des seconds rôles sympathiques (si l'on excepte Elizabeth Hurley, aussi belle que piètre comédienne), Austin Powers est un hommage certes régressif mais ô combien délirant à toute une époque, blindé de moments cultes (tout le délire autour des proches des seconds couteaux) et se permettant même une certaine mélancolie quand il se penche vers les espoirs morts d'une génération qui voulait tout changer.

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