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Aux bons soins du Docteur Kellogg par Jérôme Richenauer

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Alan Parker... Est-il encore nécessaire de le présenter ? Sans doute que oui, mais j'avoue être assez mal placé pour ça, n'ayant pas vu tant de ses films que ça. Mais ceux que j'ai vu sont indéniablement des réussites: Pink Floyd The Wall, Angel heart, Midnight express... Aucun de ces films ne se ressemblent, mais chacun à sa propre ambiance. Et c'est encore le cas ici.
L'histoire parle, de manière très libre, imaginative et un peu acide, du docteur John Harvey Kellogg, frère du fondateur de la Kellogg company, alors qu'il dirige de manière toute personnelle le sanatorium et centre de santé adventiste de battle creek. Toute personnelle car le docteur Kellogg a une vision particulière de la manière de vivre, et le végétarisme n'en est qu'un aspect. Abstinence sexuelle, irrigation du côlon, traitement aux chocs électriques (dans un bain...). Et je ne parles que de ce qui est présenté dans le film, mais la page wikipédia du personnage donne froid dans le dos. Mais bon, contexte de l'époque, tout ça...
Donc nous suivons ce docteur Kellogg, mais surtout un couple sur le point de rompre, les Lightbody (ça ne s'invente pas). Eleanor est déjà convaincue, mais son mari semble plutôt subir le traitement. Au sanatorium ils seront séparés, chacun suivant le traitement de son côté.
A côte de ça, Charles ossinning, jeune entrepreneur, arrive à Battle creek afin de surfer sur la mode des céréales "de santé" et créer une fabrique.
Parker nous sert des personnages hauts en couleur, chacun attachant et fou à sa manière. Mais toute l'ambiance du film rend cette folie... Normale. Le rythme sautillant, ce second degré constant, cette ambiance joyeuse et décalée, cette montée, de manière contradictoire avec les "enseignements" de l'établissement, de la libido, de la tension sexuelle, sexe montré presque comme un jeu, de manière légère, font qu'on se laisse prendre au jeu pour peu qu'on lui pardonne se défauts, à savoir son scénario qui part dans tous les sens par moment et semble piétiner sur la fin du film, laissant penser que 15 minutes de moins ne l'aurait pas desservi. Mais l'ambiance, parfois presque proche du cinéma de Gilliam, ne plaira pas forcément à tout le monde.

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