L'ère de rien

Avis sur Avengers : L'Ère d'Ultron

Avatar Alex La Biche
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Moi, j'aime pas trop les films de super-héros. Surtout quand il s'agit de Thor ou Captain America, qui ont, il faut le dire, autant de charisme qu'une carotte et une aubergine. Puis moi, j'aime pas trop les légumes non plus, et pourtant j'adore De rouille et d'os, et Alfred Tordu. Alors quand il y a une salade-composée de super-héros, ça me rend marteau.

Avec son casting quatre étoiles mené par l'extravagant Robert Downey Jr et le beau cul de Scarlett, qui a faim de Géant Vert, on était en droit de s'attendre à une bonne salade-composée de saison. Par contre, à part ces trois là, les autres sont nazes, il faut le dire. Thor craint avec son marteau, Captain America fait pitié avec son frisbee, et Robin des Bois aurait mieux fait de rester à Sherwood. Puis les deux jeunes branleurs sont introduits autant à l'arrache, que Rocco dans Katsumi, et ne parlons pas de leur retournement de veste candide en milieu de film.

Mention spéciale pour la mort du Vif Argent, qui est ridicule et impossible. IL AURAIT PU ESQUIVER LES BALLES PUTAIN.

Malheureusement, voir Iron-Man faire son kéké n'est plus très drôle, et la romance interraciale est entre le ridicule et le malsain. Imaginez Banner se faire trop intensivement griffer le dos par la belle pendant une partie de jambes en l'air. C'est hard quand même.

Sinon ce qui me broie particulièrement les roubignoles, dans ces Marvel à la con, c'est que ce n'est pas crédible une seule seconde. Tout le long du film. Pendant 2h20.

Avec un budget à 250M de $, le spectacle est assuré certes. Ça se bat en mégalopole, ça casse tout, il y a des explosions, des voitures qui volent… des milliards de dommages. Et… AUCUNE VICTIME INNOCENTE. Les civils sont toujours sauvés par nos super-héros et leur sourire de shlag, en plein carnage et affrontement. Faut arrêter de prendre les cons pour des gens. Puis ne parlons pas de la teuf ridicule où l'équipe de vengeurs se saoulent à la bière.

Bien formaté comme il faut, Joss Whedon mène son récit, sponsorisé par Audi et Beats, à l'essentiel. Chaque dialogue (hors vanne), chaque action a pour but de faire avancer le schmilimiliblick, ce qui rend l'ensemble aussi naturel qu'un Pringles Hot & Spicy. L'ère d'Ultron, c'est la fin de l'humanité. Et il croit pas si bien dire, tellement que c'est automatique et prévisible.

Cependant, ce deuxième volet remplit le cahier des charges de film à grand spectacle, c'est indéniable. Les scènes d'actions, bien qu'assez illisibles par moment, sont convaincantes. On retiendra particulièrement cette course-poursuite avec Scarlett en tenue moulante ou le final, où la magie des effets-spéciaux fait son effet, malgré le méchant peu appréciable, à l'ambition pourtant noble, mais typique du méchant lambda. Une intelligence artificielle, trop artificielle.

Faisons abstraction également du fait que La Veuve Noire, Oeil de Faucon ou la scientifique asiatique bonnasse, auraient du mourir huit fois.

Avengers : L'ère d'Ultron n'est pas un étron, non non, on nous prend juste pour des cons. C'est du spectacle pour naïfs, moins abouti que son prédécesseur, mais il a au moins le mérite de rétablir une vérité. Tout le monde mange dans la cuisine. PERSONNE NE BOUFFE DANS UNE SALLE À MANGER.

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