Divertissant déraillement et abdication du cinéaste face au dieu Marvel

En 2012, les Avengers de Joss Whedon ont retourné le cerveau du pop-corneur candide. Ce dernier se croyait préparé : le fait que quasiment tous les personnages de la galerie Marvel aient déjà eu leur propre film (Tony Stark/Iron Man, Steve Rogers/Captain America, Bruce Banner/The Hulk et Thor/euh Thor) l'avait familiarisé avec l'univers, ainsi qu'avec ses acteurs (y compris à Scarlett, qui était déjà apparue en Black Widow dans Iron Man 2) – à l'exception de Mark Ruffalo, endossant pour la première fois le rôle du Hulk. Au contraire, si une surprise se préparait, il y avait de grandes chances qu'elle soit mauvaise. Après tout, le dernier Hulk, sans être mauvais, n'était pas bien plus convaincant que le précédant réalisé par Ang Lee, l'égocentrique Iron Man 2 avait ruiné le charme impertinent du premier, Thor était un nanar avec Natalie Portman, et Captain America: First Avenger n'était pas bien plus qu'un prologue pour fanboys aux présents Avengers. En dépit de quelques excellentes surprises comme le reboot des X-Men (First Class), Marvel ne rimait pas forcément avec merveilles (rime pauvre, n'est-il pas ?).


Et pourtant, ils nous ont retourné le cerveau. Bien entendu, le "nous" n'est pas exhaustif : une minorité substantielle et lettrée de gens l'ont rejeté, soit parce que ce n'était pas leur came, soit rebutés par l'écriture trop générique d'une mécanique trop bien huilée, ce qui était déjà plus recevable comme argument. Vous l'avez compris, l'auteur de ces lignes ne s'est pas joint à cette complainte, préférant apprécier le spectacle. Un spectacle dont le principal atout était la mise en scène de Joss Whedon. Bien sûr, jouaient aussi le saisissant travail d'effets spéciaux, condition sine qua non à la réussite d'un anti-film indé qui assume ses centaines de millions de dollars de budget, ainsi que la surprenante efficacité/alchimie du panel super-héroïque : Stark était de retour dans sa forme originale, Captain America s'avérait bien meilleur au sein d'une équipe qu'en solo, Ruffalo assurait l'humanité du Hulk, et ScarJo était ScarJo, flamboyante, rousse, et moulée. Mais sans la mise en scène de Joss Whedon, parfaitement inespérée (son précédent et premier long-métrage de cinéma, Serenity, était bien fichu, mais sans plus), ce premier opus n'aurait jamais eu un tel impact : posée mais électrique dans les moments dramatiques, furieuse mais limpide dans l'action, elle dynamisait l'action avec une maîtrise de l'espace proprement sidérante, rendant parfaitement lisibles les scènes les plus… profuses (on pense essentiellement à l'énaûrme final dans Manhattan). Le spectacle opératique fonctionnait à pleins tubes, son irrésistible élan pardonnant les quelques bugs du scénario, notamment un côté un peu trop calibré (avec une propension à la blagounette toutes les cinq minutes qui atteindra son insupportable acmé avec Iron Man 3 !), et des erreurs tactiques comme le gaspillage de Hawkeye. Si l'on qualifie Interstellar de "cinéma total", The Avengers 2 était alors de l'"entertainment total". En entrant dans la salle, les spectateurs ne venaient pas voir du Ken Loach ou du Jafar Panahi. Ils venaient voir ça. Et de "ça", les premiers Avengers étaient comblés. Un bon, gros, solide 8/10 !


Aussi le pop-corneur optimiste de nature avait-il toutes les raisons d'attendre quelque chose d'au moins aussi réjouissant avec cette suite (les suites sont certes statistiquement plus souvent foirées que réussies, mais euh vos gueules), d’autant plus que Whedon revenait aux commandes. Et pourtant… un mauvais feeling a très tôt émergé de toutes les annonces. Un obscur dessein qui se tramait en temps réel, et s'est lu dans le titre-même : Avengers: Age of Ultron (pourquoi avoir retiré le "the" ? No sé). Pourquoi donc ? Ben, parce qu'Ultron, super-vilain robotique, et méchant en chef du film. Mais toujours : pourquoi donc ? Beeen, parce qu'un robot en méchant, c'est l'anthologie de la mauvaise idée. Enfin, c'est ce qu'on en dit. On voulait avoir tort. Hélas, les bandes-annonces n'ont fait qu'accentuer cette inquiétude. On a eu beau vanter, dès les premiers échos, la performance vocale du grand James Spader dans ce rôle, rien n'y a changé : le génialement extravagant Loki du premier opus avait été remplacé par un robot humanoïde numérique ; nos Avengers se battraient contre un truc qui n'existe pas. Certes, Spader a joué le rôle de son personnage sur les lieux de tournage, en motion-capture. On devrait y être habitué, et positivement, avec des grands films de SF qui en ont profité brillamment comme le reboot de la Planète des Singes. Mais dans ce dernier, le jeu phénoménal d'Andy Serkis transparaissait sans interruption sous son magistral César. Alors que là, c'est, disons, un peu moins charnel.


Un mauvais méchant peut causer un sérieux tort à un film. Surtout lorsque, en bon méchant mégalomane d'envergure planétaire, ce dernier devient le moteur de son dernier tiers, et amène avec lui une gigantesque armée de robots (sic). Mais peut-être aurait-il été une faille pardonnable s'il avait été la seule. Le problème est que l'absence d'originalité et de prise de risque qui a présidé au choix d'Ultron comme méchant a contaminé tout le scénario, pourtant là aussi écrit par Joss Whedon himself. Un scénario mal dosé, peu inspiré, dépourvu d'enjeux dramatiques intéressants, et bourré de private jokes pour fanboys prépubères. Et même sa réalisation, passée de l'exceptionnel au simplement efficace, deux points sur lesquels nous reviendrons plus bas. Age of Ultron (AoU) n'est pas désagréable, et il remplit son contrat, mais ce dernier est bourré de clauses qui ont paralysé l'esprit créatif et l'esprit d'initiative qui parvenaient à subsister, il y a trois ans, dans ce qui était pourtant un blockbuster à 220 millions de dollars (!). Bref, sans être un franc échec, AoU est une véritable déception. Si bien qu'on lui réserve le traitement un peu dénigrant des "plus et des moins", parce qu'on n'a pas non plus envie de s'ennuyer cent-sept ans avec ça.


LES PLUS :
- Comme annoncé plus haut, l'efficacité de la mise en scène, peut-être moins inspirée que dans le premier opus, mais toujours capable de rendre lisible le champ de bataille le plus garni. C'est cette maîtrise qui fait de la scène-catastrophe à Johannesburg, où Iron Man s'attache à calmer un Hulk hystérique, une véritable chaîne de montagne russe, alors que cela aurait pu donner un bordel imbitable entre d'autres mains. C'est aussi grâce à cette maîtrise que le final géologiquement apocalyptique ressemble à quelque chose : à défaut d'être original et modéré dans le n'importe quoi, il sera au moins agréable à regarder.
- La scène de Johannesburg, donc. Si l'on omet l'espèce de mecha géant que Stark utilise pour bloquer Hulk (et échouer), sorte de deus ex-machina lourd comme son poids, toute la partie "rampage" est un régal pour l'amateur de destruction massive.
- À l'exception de quelques dialogues d'exposition un peu trop voyants, on ne s'ennuie pas vraiment, notamment grâce au travail des monteurs Jeffrey Ford et Lisa Lassek, capables de fluidifier les scènes les plus denses et de dynamiser la plupart des scènes d'intérieur. Fun fact : Lisa Lassek a monté des épisodes de l'anciennement géniale Community, et les frères Russo, réalisateurs de Captain America: The Winter Soldier et du prochain Civil War, en on réalisé quelques épisodes ! Bref.
- En dehors de son mecha géant, on est content de retrouver Tony Stark en solo, plutôt qu'accompagné de tous ses soldats mécaniques qui plombaient les mauvais Iron Man 2 et 3. C'est pourtant simple : un super-héros n'a pas une armée derrière lui. Sinon, ce n'est plus un super-héros.
- Scarlett Johansson en Black Widow. L'œil se régale toujours de la voir se battre dans sa petite combinaison de cuir noir, ou de lycra, on s'en fout. Le plus étonnant est comment le ventre déjà bombé de sa grossesse d'alors n'apparait à aucun moment (avec l'aide de doublures-cascadeuses lui ressemblant comme deux gouttes d'eau, il est vrai)… mais bon, ce n'est pas comme si l'actrice était taillée comme une planche à pain à la base. Par ailleurs, admirer sa flamboyante rousseur n'empêche pas d'apprécier les efforts qu'elle a mis dans son entrainement physique, car elle s'en sort mieux (ou moins mal) dans ses scènes de combat, ce depuis The Winder Soldier. Pour finir, c'est le personnage le plus humain du lot (vous allez me dire, c'est logique, ils ne sont que deux). Bref, on est fan.
- Le duo qu'elle compose avec Bruce Banner/Hulk. Bien que leur romance jaillisse un peu du néant, car rien dans le précédent opus ne laissait présager une telle idylle (n'était-elle pas accro à Hawkeye, au juste ? En même temps, ne flirtait-elle pas également avec Rogers dans The Winter Soldier ? Quelle petite salope, comme l'a écrit Jeremy Renner sur son Twitter !), et bien que le côté "Belle et la Bête" manque un peu de subtilité, on accroche. ScarJo et l'excellent Mark Ruffalo y sont évidemment pour quelque chose (bien que l'alchimie soit assez timide…), mais il s'agit aussi du seul élément d'humanité que Whedon a su maîtriser dans ce tableau monolithique (l'autre étant la famille de Hawkeye, mais il s'est planté sur cette partie-là, qui ressemble à une pub pour la Ricorée). La scène très intimiste de la chambre à coucher où Natasha révèle à Banner qu'elle est stérile constitue d'ailleurs le seul moment du film où l'on profite d'acteurs et non pas seulement de "performeurs".
- Au rayon nanas, Elizabeth Olsen, la seule rescapée du génocide familial Olsen, fait une excellente nouvelle recrue dans le rôle de Scarlet Witch, portant en elle et sur son physique d'anti-bimbo la profondeur blessée de son personnage. On espère la voir davantage dans le prochain opus (et se ranger du côté de ScarJo dans Civil War !).
- Le personnage quasi-divin de Vision, qui fait presque oublier le grotesque Ultron. Un personnage Akira-esque au possible de par le sentiment d'infinie supériorité qu'il dégage, non pas seulement physique, mais aussi intellectuelle, de flotter au-dessus des considérations bassement humaines, dont il tire un mélange de détachement et de bienveillance un peu inquiétant. Visuellement, il a une sacrée gueule, et le blond Paul Bettany, capable de jouer la froideur british, l'incarne à merveille.
- La blague récurrente du marteau de Thor qu'aucun Avenger ne peut soulever… jusqu'à l'arrivée de Vision.
- Pour ce que ça vaut, AoU est davantage à ranger dans le lot des "bonnes" suites de films Marvel (ave Captain America: The Winter Soldier et X-Men: Days of Future Past) que dans le lot des ratages (Iron Man 2 et Thor: The Dark World…).


LES MOINS :
- C'est juste trop long pour un film à formule.
- Une énième preuve, cette fois-ci par 140 minutes (donc), que le mieux est l'ennemi du bien. Whedon déclare avoir eu envie d'aller plus loin avec ce deuxième volet : aller plus loin aurait pu signifier aller plus loin dans le développement des personnages, dans la réalité sombre de leurs conditions pas si enviables que ça (ce n'est effleuré qu'avec le résigné Bruce Banner), dans les rapports réalistes du monde aux Avengers (comme avait essayé de le faire la série Heroes)… Avec AoU, ça signifie simplement vingt millions de dollars supplémentaires dans le budget CG.
- Le méchant, donc. Ultron (pas terrible, comme nom, déjà, am I right ?). Whedon le décrit comme le méchant idéal, c'est-à-dire torturé et revanchard. Ce dernier côté, on le voit très bien le robot est tout énervé. Mais l'aspect torturé de son personnage ? Archi-convenu, et aussi subtil qu'un méchant de Power Rangers. Des fanatiques surpuissants persuadés de rendre un service à l'humanité en la "rebootant" à leur façon, Hollywood nous en a déjà servi trois-mille. À côté du HAL de 2001, Ultron ne parvient même pas à jouer les arrière-arrière-petit-neveux sidekick dégénérés ; Whedon n'exploite pas vraiment le tempérament d'ado rebelle qu'il a pourtant lui-même donné à son robot en pleine croissance. En gros, on se contrefout de ce qui l'anime, et tout le charisme vocal du grand James Spader n'y peut rien, servant tout juste à divertir.
- Le scénario atrocement frileux de Whedon, qui semble n'avoir pas pu écrire ce qu'il avait en tête, écrasé par la pression du studio Marvel, ainsi que celle des fans, éventuellement. Le reproche que l'on a pu faire au premier opus, son manque d'aération et d'imprévisible dans une mécanique hyperbolique, se retrouve ici : AoU est une mécanique oppressante de maîtrise dans laquelle rien ne dépasse, alors qu'on aime, quand ça dépasse de temps en temps (voire l'autrement plus stimulant Watchmen de Zack Snyder). Whedon a peut-être mis un bémol sur la blagounette toutes les cinq minutes, mais l'obligation de répliques "qui claquent" pour faire glousser les fanboys se fait pesante à la longue, et son scénario n'en est pas moins consacré bien trop à l'action, et trop peu à l'humain. Le cinéaste a traité AoU comme un simple deuxième épisode de feuilleton, profitant sottement des acquis du premier, et du fait que l'on connaissait déjà les personnages pour se permettre de les négliger. Sa tentative d'humaniser la petite équipe en refilant à Hawkeye la famille de pub Ricorée mentionnée plus haut sonne aussi vrai qu'un sourire de politicien. Natascha et Banner sont vraiment les deux seuls survivants de cette hécatombe de cire. À ce stade, le film de Whedon fait passer le Spiderman de Sam Raimi pour du cinéma d'auteur tchécoslovaque.
- Puisqu'on y est, permission de critiquer l'ère d'abrutissement commercial omniscient dans laquelle nous a fait définitivement basculer le studio Marvel, qui a déjà fixé les jours de sortie de films qui ne sortiront pas avant 2019. Pour continuer le jeu des comparaisons, tout cela ferait presque passer les Spielberg et Universal de l'époque de Jurassic Parc pour un groupuscule d'anarchistes d'extrême-gauche.
- On adore ScarJo en Black Widow et on aime bien Jeremy Renner en Hawkeye, mais au cas où ces deux questions n'auraient pas déjà été posées cent-mille fois, ce qui est le cas mais on s’en fout : Petit a, que fabriquent deux simples personnes certes très bien entraînées, mais aussi mortelles que vous et moi, dans une équipe où sévissent trois créatures quasi-indestructibles et un milliardaire dans son armure à trois milliards de dollars ? Et petit b, admettons qu'on les garde par politesse, au regard de l'énormité des cataclysmes qui secouent les aventures du groupe, comment ça se fait qu'ils n'ont pas déjà cané depuis, genre, les deux premières minutes du premier film ? Comment ça, c'est du cinéma ?
- Le sous-emploi criminel de Cobie Smulders en Maria Hill ! Après avoir fait ses preuves dans le premier Avengers, elle aussi dans son petit uniforme badass de lieutenant-chef patriotique et tout ça, la belle brune aurait dû revenir débarouler de l'alien with a vengeance. Au lieu de ça, dans AoU, on la voit cinq minutes, et elle en passe la moitié en tenue de soirée.
- Si la Scarlet Witch d'Elizabeth Olsen fonctionne, ce n'est pas le cas de son frère jumeau, le Quicksilver d'Aaron Taylor-Johnson. Kick-Ass n'est pas vraiment en cause : c'est juste que l'ultra-rapidité n'est pas le pouvoir le plus passionnant (voir l'actuelle série Flash). Le personnage ne rendait pas mieux dans X-Men: Days of Future Past. Ajoutez à cela le manque d'alchimie entre les deux acteurs, et à la longue, on finit par ne s'intéresser qu'à la jumelle.
- Julie Delpy : WTF ?
- Le final [spoiler alert !] effleure l'overdose d'apocalypse, soit une tare désespérément courante dans les blockbusters hollywoodiens, où climax = BRAOUM, et plus spécifiquement chez les productions Marvel : comme à la fin de Captain America: The Winter Soldier ou de X-Men: Days of Future Past, AoU, lorsqu'il s'engage dans la dernière ligne droite, décide soudainement de sortir l'artillerie pour se faire une rumba bazooka-mitraillette tellement over-the-top en matière de destruction massive, qui va tellement loin dans le déluge d'effets spéciaux que le spectateur, sonné par tant de pixels forcenés, finit par n'en avoir plus rien à foutre. L'over-the-top fonctionnait miraculeusement dans le premier Avengers grâce à la mise en scène de Whedon et au fait que l'action restait, malgré tout, limitée aux rues de Manhattan (toujours moins vitrifié que dans Man of Steel…) ; ici, ça le fait juste pas. Il semblerait qu'en plus des Avengers, de toutes les productions Marvel, les irrésistibles Gardiens de la Galaxie soit le seul film à avoir bénéficié d'un final plutôt satisfaisant !
- Soyons francs, la formation de la nouvelle équipe des Avengers, à la toute fin [second spoiler alert, donc], a des airs de mauvaise blague, avec un War Machine qui n'a jamais été qu'un Iron Man de supermarché (qui plus est joué par un Don Cheadle pas du tout à sa place – pourquoi ont-ils viré Terrence Howard après le premier IM, au juste ?), et un Falcon joué par un Anthony Mackie ridicule avec ses ailes numériques et son sourire demeuré de sidekick qui aurait dû clamser il y a trente ans. On espère que ça aura plus de gueule la prochaine fois.
- Vous l'avez donc compris : AoU, c'est Marvel pour le meilleur et pour le pire. Or, il faut rappeler que le studio n'est pas exactement l'ami des réalisateurs : Kenneth Brannagh et Joe Johnston ont catégoriquement refusé de réaliser les suites de leurs propres films (respectivement Thor et Captain America: First Avenger), Jon Favreau a jeté l'éponge sur Iron Man 3, un artiste aussi talentueux et unique qu'Edgar Wright (Scott Pilgrim et the World's End, quand même !) a dû quitter le bateau Ant-Man pour "divergences artistiques", et à présent, Whedon s'est ajouté à cette liste plutôt sinistre. On est content que les très talentueux frères Russo s'y plaisent bien, puisqu'après avoir cartonné avec The Winter Soldier, ce sont eux qui vont nous concocter l'opus Civil War des Avengers… Peut-être vaut-il mieux être deux pour tenir tête aux exécutifs gras du studio ? Dans tous les cas, on leur souhaite bien de la chance, et espère qu'ils nous livreront un opus du calibre du premier Avengers plutôt que du deuxième.


Qu'on se le dise, en conclusion : AoU est un blockbuster aussi impressionnant de par les moyens qu'il a déployés que pauvre à l'écriture, sauvé par un sens du divertissement typiquement hollywoodien et une fine équipe de gueules qu'on aime bien retrouver. Il touchera une bonne partie des fans pas trop exigeants de l'univers Marvel, à défaut de séduire les nouveaux venus en quête d'action dotée de substance (à la The Dark Knight). On ne niera pas avoir pris un certain plaisir à le regarder. D'où le 6/10. Et ce n'était même pas un plaisir coupable. Simplement, il est quasiment certain qu'on ne se le matera pas une seconde fois. Le pop-corneur verse une larmichette.

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le 14 mai 2015

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