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grosses Bai-Bait

Avis sur Bait 3D

Avatar zombiraptor
Critique publiée par le

Bait 3D c'est l'histoire du couple le plus malchanceux de l'Histoire de l'humanité. Le genre de couple à ne pouvoir espérer une vie sereine et tranquille qu'en s'envisageant enterré dans un bunker anti-atomique à 5 kilomètres sous la surface de la Lune, loin de toute interaction possible avec des êtres plus ou moins vivants.

Au départ, ce couple est on ne peut plus heureux faut dire. Au départ c'est un peu le couple type de ce genre de film qui semble attendre tranquillement d'être dégommé pour avoir une histoire à raconter et un lourd passé à traîner.
Josh est garde côte et le meilleur ami du frère de sa meuf, Tina. Tina est la soeur du meilleur ami de Josh, son mec. Le frère de Tina dont j'ai oublié le nom mais qui s'appelle surement John, Jim ou Mike est le frère de Tina et le meilleur ami de Josh, le mec de Tina.
Un jour, un gars semble avoir un problème en mer, alors le frère de Tina (ou le meilleur ami de Josh) fonce à son secours de part les eaux. Josh le suit de près. Quand Josh arrive sur place, il a tout juste le temps de voir son meilleur ami (le frère de Tina) implorer son secours avant de se faire dévorer par un gros requin badass et mal fait.

Nous voilà presque un an jour pour jour après ce drame. On est chez Josh, qui a oublié toute idée de reprendre son métier de secouriste côtier, marqué à vie par les requins mal faits, pour préférer ranger des gentilles boites de conserves dépourvues de mâchoires dans un petit super marché. Comme à l'accoutumé dans ce genre de situation, il est détruit, ressemble à une loque et regarde des photos de lui et son meilleur ami et de lui et Tina sur une musique triste pour attiser sa mélancolie. Tina, elle, elle s'est barrée. Normal, voir Josh lui faisait penser à son frère bouloté par un requin mal fait. Elle s'est cassée loin de tout ce qui ressemble à l'océan, genre là où vous avez des panneaux "SHARK FREE" à l'entrée et à la sortie du village, au sommet d'une montagne rocheuse. Cet évènement a eu pour effet de créer en elle la pire des terreurs pour ces animaux, et la simple vue d'une sardine peut la faire entrer en état épileptique. Josh, de son côté, a d'avantage nourri une sorte de colère enfouie. Il rêve au fond de lui de faire des sushis à la tronçonneuse et il a dégommé depuis longtemps sa télé au fusil à pompe un jour malencontreux où il est tombé sur un documentaire Arte sur la vie du Grand requin blanc.

Un jour comme un autre donc pour notre brave rangeur de boites de conserve. Et là, bam, au détour d'un rayon, il tombe sur Tina, qu'il aime toujours malgré cette longue et pénible année de tristesse morose et de lancinante déchirure intérieure, et qu'il retrouve ici, passant par là par hasard, au rayon raviolis accompagnée d'un nouveau petit copain aux yeux bridés (surement pour le côté découpeur de squales si rassurant). On pourrait penser que la journée de Josh est suffisamment foutue en l'air comme ça. Bah non, parce que ce même jour, le magasin est braqué ! Re-bam. Tina et Josh dont la proximité créait déjà un des plus grands inconforts malgré l'air tout à fait compréhensif de l'asiatique se retrouvent les bras en l'air comme des cons, enfermés dans le super marché avec quelques badauds en quête de courses vitales pour le weekend.
Mais là ça va encore, la journée est à vrai dire plutôt paisible mine de rien. Et là, re-re-bam, y a un tsunami qui déboule. PUTAIN, ILS AVAIENT FRANCHEMENT RIEN DEMANDÉ L'UN COMME L'AUTRE HEIN, mais voilà qu'un an pile après le fait divers qui a causé la moisissure et le dépérissement de leur union, ils se retrouvent, se font braquer, se font faire prisonniers, se font inonder, et se font traquer par deux grands requins blanc de 6 mètres chacun dans les rayons et sous sols d'un super marché. Bah putain d'merde ! Faut en avoir pour garder l'moral là.

C'est alors que tout à fait justement, Tina entre dans une transe catatonique et adopte soudainement toute la panoplie de mouvements d'un parpaing fossilisé. Josh, quant à lui, voyant dans cette occasion unique le moyen d'assouvir ses pulsions poiscaillophobes, se décide petit à petit à devenir le héros du film.
La traque commence entre squales et clients du samedi après midi dans les rayons de Carrefour. Et honnêtement... c'est cool.

Ouais, c'est cool. Ce film est bon. Enfin bon.. il est bon dans son genre. Un genre de film de danger animal qui ne comprend bien entendu pas les chefs d'oeuvres que je ne vais plus me fatiguer à citer.
Bait 3D n'a rien d'un film de The Asylum (Mega Shark vs Crocosaurus) ou d'une production Corman (Sharktopus), Bait 3D est un film qui joue vraiment la carte d'un divertissement honnête et bien mené, qui, au delà de sa simple idée de départ quelque peu attrayante, propose une petite galerie de bonnes idées, entre voiture prisonnière sous l'eau dont les passagers guettent les allées et venues du gros squale au rictus trahissant un estomac bien trop vide et aileron du prédateur avançant dans une horrible placidité entre les rayonnages où se trouve dangereusement perché son dîner, la bonne volonté et même une lueur d'ambition bienvenue suintent de ces instants fort plaisants. Ce film offre une suite de scènes relativement bien foutues pour ce genre de production avec des acteurs qui, s'ils demeurent loin de tout charisme exceptionnel, ont le mérite de laisser l'impression d'y croire un brin, et ce, malgré l'éternelle présence de ces requins d'images de synthèse parfois assez dégueulasses, gros boudins frénétiques à la nage aussi souple qu'une pince à linge.
Mais ça passe bien, parce que les scènes s’enchaînent toutes seules dans les effusions de sang, les cris et la bonne humeur et que l'utilisation de vrais requins de caoutchouc reste de mise (et ça c'est encore assez rare pour mériter d'être précisé).
Et puis voir les différents personnages sortir gros flingues, fusils à pompe ou tasers pour essayer soit de dézinguer les squales, soit de se shooter la gueule entre eux, c'est toujours très fun.

Alors comme d'hab, je ne conseille pas ce film nan nan. Je n'peux pas me permettre un tel affront, mais si d'aventure, les plus ouverts à ce genre de trucs (ils se reconnaîtront surement) sont en panne d'idées pour passer une soirée, ça reste quand même rigolo. Et je met un 7 (bon c'est devenu un 6 en fait) à ce Bait parce qu'il est définitivement trop rare de voir des réals mettre de la bonne volonté dans ce genre de film.

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