BASIC INSTINCT de Paul Verhoeven

Avis sur Basic Instinct

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Film policier plutôt bien fichu sur le plan scénaristique dans lequel la sexualité sous toute ses formes est abordée et qui propulsera Sharon Stone au rang de star du 7ème art. Film dont on retient surtout la scène de l'interrogatoire de Catherine Tramell.
Les films policiers ou thrillers depuis que le cinéma est cinéma ont toujours tourné autour du sexe. Mais depuis le médiocre "Liaison fatale" ("fatal attraction") (1987) de Adrian Lyne le sexe est de moins en moins sous entendu, et de plus en plus représenté à l'image. "Basic instinct" deviendra le maître étalon du polar ou thriller sexuel pour ses scènes de sexe explicites.
Le film fera des petits : "Sliver" (1993) "Body" (1993), "Color of night" (1994), "Jade" (1995), "Last seduction" (1995), "Sex crimes" (1998) etc... Jusqu'à un "Basic instinct 2" (2006) de Michael Caton-Jones qui ne restera pas dans les annales. Tous tenteront de repousser les limites de la censure américaine qui sévit toujours, mais aucun ne retrouvera le succès du film de Paul Verhoeven. "Basic instinct" a lui même subi des coupures aux Etats-Unis pour permettre à des enfants accompagnés d'adultes d'aller en salles.
Voici pour le côté "histoire du cinéma".
Sur le plan de de l'écriture scénaristique le film souffre justement d'un manque de rythme à cause des répétitions des scènes de sexe. On peut aussi regretter l'ultime scène avec la présence du pic à glace au pied du lit. Sûrement un ajout pour justifier le générique de fin. Mais cela peut aussi porter à confusion.
Le scénariste Joe Eszterhas arrive cependant à faire de son flic une marionnette manipulé par son ex et sa suspecte.
Michael Douglas( hormis une scène de colère avec son ex où il n'est pas terrible) fait le job.
Il est vrai que Sharon Stone donne le meilleur d'elle même pour ce film. Ce ne sera pas souvent le cas. Elle figure 4 fois au palmarès des razzies awards.
Mais selon moi le clou du spectacle est la musique raffinée de Jerry Goldsmith, dont la mélodie lancinante fait songer à cette route de virages sans fin qui mène de San Francisco à la maison de Catherine Tramell.

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