Nanar gay spotted !

Avis sur Batman & Robin

Avatar Lonewolf
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La note est au premier degré.
Mais côté nanardise, ça vaut bien plus.

Vous voyez, il y a des évènements, dans une vie, qui peuvent faire de vous un serial killer... Ceci va faire de vous un serial facepalmer, et pourtant vous faire bien rigoler en même temps (sauf peut-être les puristes les plus fans et intégristes, parce que c'est quand même un viol manifeste du matériau de base). Car RIEN ne tient la route, mais TOUT est délicieusement ridicule, atteignant un tel niveau de nawak que PERSONNE ne peut y être indifférent ou en sortir indemne. Sauf peut-être Chuck Norris.

Et attention, ça part fort.
Là où la plupart des nanars partent gentiment, sont assez pathétiques dans leur démarrage, avant de franchir un tournant où on passe dans la 36e dimension et la folie furieuse la plus totale, Batman & Robin entre dans ce palier dès les premières minutes !
Le générique d'intro va vous agresser les yeux, vous les violer sauvagement, et vous hypnotiser pour rester scotché.
C'est tellement magnifique, cette teinte rouge et ces incrustations pourries, avec les 2 symboles de Batman & Robin qui se jettent sauvagement l'un sur l'autre... avant d'admirer nos 2 héros dans des positions assez... classes et avantageuses... avec gros plans sur... les fesses, les entrejambes, et les tétons visibles sur l'armure...

*Ressort la jaquette, pris d'un énorme doute*

Ah bah non, c'est bien Batman & Robin, un film fantastique exploitant un comics, pas une parodie porno gay...
Dans tous les cas, le film est bien à l'image de la jaquette, et je vous laisse le soin d'interpréter avant que j'explose mon stock de blagues vaseuses.

Donc, voilà ce qu'on s'inflige dès les 2 premières minutes de métrage. Je vous avais dit que ça démarrait fort, hein. Et attention, car les 20 premières minutes atteignent un incroyable condensé de visions sous hallucinogènes, bien aidées par la sublime version française qui confine au génie.
Vous voyez la VF originale d'époque de Ken le Survivant ? Je soupçonne les doubleurs d'être allés faire un tour au doublage de ce truc, tellement le plat est fade, mais pourtant réhaussé de temps en temps par quelques épices que sont les vannes foireuses.
Et ça, vous n'allez pas en manquer... Freeze concentre presque toutes ! Il n'est tout bêtement qu'un prétexte à faire tourner les blagues Carambar autour du chaud et du froid, quand Robin et Ivy ne vont pas innover dans d'autres domaines, avec la même verve à faire pâlir Michel Audiard.

Et si c'était tout ce qu'on voyait rien qu'au début...
Ah, la Batmobile... Elle a fait un petit détour chez Xzibit et son Pimp my Ride, ou quoi ??

http://batmanevolution.forumpro.fr/t285-batmobile-batman-et-robin

Manque plus que la sono à rendre encore plus sourd Beethoven et les néons, et on la met sur le parking à Jacky à Trifouillis-les-Oies, elle fera fureur au milieu des beaufs amateurs de tuning bling-bling, là.

Les acteurs, alors là...
Soit ils s'en foutent (George Clooney), soit ils cabotinent et surjouent comme jamais (Schwarzie et Uma). Et tout reste du plus beau ridicule, surtout grâce à ces lumières absolument toujours saturées dans une teinte ou une autre.

Mention à la naissance de Ivy et Bane...
Déjà, l'endroit. C'est sombre, sale, moche, ouvertement secret, Woodrow passe son temps à faire du "Mouhahaha" de grand méchant, mais personne se dit qu'il se passe des trucs bizarres. C'est tout à fait logique...
Quant à Bane, bah, heu... Mouargh ? Je crois que ça le résume bien. Surtout quand il exhibe ses muscles et qu'on le retrouve 10 minutes après dans la même position.

Et n'oublions pas Gotham elle-même.
Elle était sombre, baroque, gothique, sous Burton. Sous Schumi, elle devient... Juste ridicule, avec tous les bâtiments en immenses statues qui font plus éphèbes grecs qu'autre chose...
Non, attends, Jojo, faut arrêter, là. Si tu veux fantasmer, c'est ton problème, on s'en fout que tu sois gay (note perso : il l'a jamais caché, hein), mais on t'a pas demandé de faire un film crypto-gay à la limite du soft, on t'a demandé de faire un Batman.

Pas un spot de pub pour la Gay Pride.

À moins que ce soit une commande des organismes anti-drogue...
Oui, une punchline "Regardez ce que voit un camé au LSD et à l'ecstasy !". Franchement, c'est pas mensonger, c'est percutant, ça ferait son effet.
L'équipe a dû imaginer ce truc sous ce cocktail, ,je vois que ça...

Je ne vais pas m'apesantir sur le reste, gardons un peu de surprise.

Bref, à éviter au premier degré, à voir au 36e.

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