Big fish ou toute la magie de Tim Burton réunie en un seul film

Avis sur Big Fish

Avatar Vincent Bruneau
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Pour tout ceux qui, comme moi, sont fans de Tim Burton, vous ne devez pas être sans savoir que ce réalisateur est plus qu’un grand nom du cinéma, c’est aussi un très grand artiste. Après son émancipation dès l’âge de 15 ans, suite à des différents avec ses parents qui n’arrivaient pas à le comprendre, il s’est très vite tourné vers le dessin. Quelques années plus tard, il a même travaillé chez Disney où il s’est penché, sans l’appui de la direction sur « l’étrange Noël de Monsieur Jack ». Cet esthète, doué d’un grand sens du détail puise souvent son inspiration dans les contes pour enfant et les légendes mais aussi dans les parcours dit atypiques. Le film dont je vais vous parler aujourd’hui est en quelque sorte un savant mélange de tout cela.

Parlons donc sans plus attendre de « Big Fish » du génial Tim Burton. Ce film de 2003 nous dresse le portrait d’Edward Bloom (Albert Finney) et de son fils William (Billy Crudup). Ces deux personnes que tout semble opposer n’arrivent pas à ce comprendre. En effet, le père, Edward, doté d’une imagination très fertile est un véritable conteur, alors que son fils, William, est quelqu’un de très rationnel à qui toutes ces fantaisies ne parlent plus depuis longtemps. Se pose alors un problème : Edward, cet homme que tout le monde aime semble petit à petit perdre l’estime de l’une des personnes qui compte le plus pour lui, à savoir son propre fils.

En effet, toutes les histoires que raconte Edward s’imposent comme véridiques à ses yeux. Pendant tout le film, on découvre un Edward jeune, interprété par Ewan McGregor (le junkie de Trainspotting). Ce dernier vit tout un tas d’aventures toutes plus étonnantes les unes que les autres. Il va à la rencontre d’un géant, avec qui il se lie d’amitié, d’une sorcière dont l’œil vous montre la façon dont vous allez mourir, ou encore d’un village où le temps semble s’être arrêté. Néanmoins, si toutes ces histoires ont un lien avec la vie d’Edward, où s’arrête la fiction ? C’est la question que se pose William, qui a la sensation que son père ne lui a jamais rien raconté de vrai de toute sa vie.

Une dispute le jour du mariage de William va séparer le père et le fils. Trois ans vont s’écouler avant que leur destin ne se croise de nouveau. Malheureusement les circonstances sont tout autres et en réalité, c’est un homme très malade, à l’article de la mort, que William va retrouver. Pour lui tout est clair, c’est le moment de faire le point avec son père, avant que sa femme (interprétée par Marion Cotillard) donne naissance à son premier fils. Néanmoins, Edward persiste à dire que ses histoires sont vraies, ce qui ne ravi absolument pas William qui aurait aimé que son père lui avoue le côté fantaisiste de ses histoires. Mais au final ces dernières ne sont-elles pas tout simplement réelles ? Edward ne dit-il pas la pure vérité ? Les 2 hommes vont-ils finir par se comprendre ?

Une chose est sûre, ce film reflète bien l’imaginaire de Tim Burton. Tout ceux qui aiment ce fou furieux du 7ème art adoreront « Big Fish ». En effet, ce dernier nous pose la question de savoir s’il vos mieux vivre dans une réalité enjolivée, ou vivre dans un réalisme plutôt lugubre et sans intérêt.

Une réplique m’a marqué à la fin du film en nous exposant la naissance de William. D’après Edward, elle était extraordinaire, mais d’après le médecin de Famille des Bloom, elle était beaucoup plus classique. C’est alors que le Docteur Bennett, en s’adressant à William déclare : « entre les deux versions, tu peux choisir celle que tu préfères, mais moi, je choisirais la deuxième » (celle de son père, à savoir la plus épique).

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