Harley, de la filiation entre Bécassine et Mad Max

Avis sur Birds of Prey (et la Fantabuleuse Histoire de...

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Je n'avais pas du tout programmé ce girls band's movie dans mes envies de films à voir. Un cadeau d'anniversaire. Sciemment, je n'avais lu ni critiques ni synopsis. Je désirais une totale surprise. Et pour une surprise ce fut une surprise, une découverte de l'univers DC Comics vu côté bad girls.J'avoue qu'au début j'étais mal à l'aise cause les tonneaux de jurons déversés à foison et la punk attitude féminine. Je ne me sentais pas à ma place devant Birds of prey. Sentiment idiot finalement. N'avais je pas été moi-même punk dans une autre vie ? N'avais je pas moi aussi usé et abusé de termes orduriers ?
Au bout d'une dizaine de minutes j'y étais, happé par l'énergie du scénario de Christine Hodson, la superbe des morceaux de diverses artistes tels "Lonely gun" de CYN, "Joke's on you" de Charlotte Lawrence, "Experiment on me" de Halsey ou encore " Diamonds" de Normani pour ne citer qu'eux. La bande son du film comprend 15 morceaux. C'est puissant, super heavy, un rouleau compresseur aux mélodies percutantes et entraînantes qui accompagnent très bien les filles en action. De plus la Dolby amplifie l'énergie sonique, le son sort de partout dans la salle, il vous enveloppe, vous inonde, totale immersion. Evidemment le film de Cathy Yann n'atteint pas des sommets de psychologie, ce n'est pas non plus une thèse en philosophie mais il n'en a pas la prétention et ce n'est pas ce que son public lui demande. Il est plein de vitalité, la chorégraphie des combats est visuellement sympathique bien qu'un tantinet loufoque et brouillonne sur certaines scènes, La performance physique de Margot Robbie est à noter. Côté comique elle en fait des tonnes, ce qui est regrettable, inutile. C'est lassant et fatigant. Les vannes fusent mais tombent à plat. Ça plombe un peu plus le film, dommage.

Birds of prey commence par une scène d'égorgements dans un entrepôt désaffecté. Roman Sionis alias Black Mask, a fait pendre par les pieds les cinq membres d'une même famille par ces sbires pour leur soutirer des informations sur un diamant renfermant les codes secrets des coffres forts des Bertinelli. une puissante famille mafieuse éliminée par ses rivaux. La seule survivante du massacre, Helena Bertinelli alias Huntress, s'alliera plus tard dans le film à Harley Quinn l'ex petite amie du Joker. Le précieux diamant est dérobé au Lieutenant de Sionis, Victor Zsasz, par une jeune pickpocket, Cassandra. Toute l'histoire tournera autour de la poursuite de cette dernière qui n'a rien trouvé de mieux pour dissimuler le précieux caillou que de l'avaler. Elle sera retrouvée par notre bel arlequin et sa sympathique Hyène nommée Bruce (patronyme inspiré du nom de Batman himself). Cette hyène est le seul mâle admis dans cette bande de filles composée donc de Harley Quinn, Cassandra, Huntress rejointes par Renée Montoya, ex-inspectrice de police à qui son patron volait ses réussites d'enquêtes, et Black Canary la chanteuse à la voix qui tue, autrefois sous la coupe de Sionis collectionneur de têtes réduites au propre et au figuré.
Sionis promet un demi million de dollars à celui qui lui ramènera le diamant. Ainsi toute une armée de mercenaires est lancée aux trousses de nos cinq furies. La scène inspirée de Rollerball avec Huntress en moto qui tracte Harley en roller est réussie. Comme la scène finale qui se déroule dans un immense parc d'attractions, ancien repaire du couple Arlequin/Joker, avec longs toboggans colorés, mains blanches géantes en caoutchouc et autre salle des miroirs où les nombreux protagonistes ont du mal à se repérer. Nos drôles de dames en sortiront gagnantes utilisant de nombreuses fois leur arme favorite, fatale pour leurs adversaires masculins, le coup de pieds dans les burnes. Imparable ! Messieurs à vos coquilles !

Le tout est moyen, sans véritable surprise même si on ne s'ennuie pas, c'est convenu et démago. La salle Dolby cinéma compense énormément le peu d'intérêt que j'aurais accordé à ce genre de film dans une salle classique.

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