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Blanche-Neige et le Chasseur par Djeremaye

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Blanche-Neige, c'est une innocente trop canon pour ses contemporains. Et une fille trop canon, soit elle se fait agresser, soit elle est jalousée. Et ben là je dis banco, Blanche-Neige cumule les deux ! Et oui, y'en a qu'on vraiment pas d'bol dans la vie...

Attention, ce qui va suivre risque de révéler certains éléments de l'intrigue et d'altérer votre jugement lors d'un visionnage post lecture de cette analyse d'après film.
Je vous aurais prévenu...

Donc tout va bien pour Blanche-Neige. Elle a quoi... une dizaine d'année, son papa est roi, sa maman reine (oui, surprenant n'est-il pas !) et tout le monde est heureux au royaume. La petite est mignonne mais tout le monde voit déjà en elle le plus beau visage du monde (attendez qu’elle commence sa puberté et développe acné et peau grasse !). Et là, stupeur ! La maman décède. Le papa est méga triste et une armée en profite pour l’attaquer. C’est dans ces circonstances un peu confuse qu’il va rencontrer une nana jolie (mais vraiment cette fois-ci). Ni une ni deux, il l’épouse et se fait donc assassiner par cette dernière (sa maman lui avait pas dit de pas se marier avec des inconnues ?)

Hop, on a la méchante reine ! Elle enferme Blanche-Neige et tourmente la populace, c’est parfait, t’es dans le rôle cocotte ! Et là, stupeur ! Blanche-Neige a grandi et s’est transformé en Kristen Stewart !!! (cris d’horreur dans la foule) Et pour taquiner un peu la méchante reine, le miroir qui parle lui fait une bonne blague et lui raconte que Blanche-Neige est plus belle qu’elle (qu’est-ce qu’on s’marre !). Retranscrivons ici une partie de cette discussion :

  • Qui ?
  • Ben oui, Blanche-Neige, tu sais ? La gamine que tout le monde disait qu’elle serait la plus belle mais que maintenant c’est Kristen Stewart ! Celle que t’as enfermée dans une tour pour le fun !
  • Non, je vois pas…
  • Mais si, l’idiote qui a l’air demeurée parce qu’elle arrive pas à fermer sa bouche à cause des grandes incisives qu’elle montre en continu à tout le monde ! La prisonnière qui a toujours la même expression sur le visage, un mélange de dégout, de peur et de blasitude !
  • Rho putain, cette pouffe inexpressive ! Je vais la buter et bouffer son palpitant ! Rhaaaaaaa !!!
  • Oui enfin, c’est peut être un peu excessif ma reine non ?
  • Rhaaaaaaaaaaaaaa !!!!!
  • Oui mais non, c’était une bl…
  • Votre correspondant a quitté la communication, merci de bien vouloir renouveler votre appel ultérieurement…

Ni une ni deux donc (oui, les gens sont assez sanguins dans ce film) elle envoie son frère (sans doute moine albinos dans une autre vie) chercher la donzelle. Ca tombe bien, celle-ci vient de trouver un clou rouillé, l’outil parfait pour une évasion.

Comme de bien entendu, non sans avoir fait au passage la démonstration au frère albinos de la beauté toute subjective de ses incisives supérieures, Blanche-Neige parviens à s’échapper. Tout ça pour aller se fourrer dans une forêt hallucinogène et monstrueuse (c’est ballot…) Alors forcément, si une idiote comme elle s’y ballade, une armée de gonzes entrainés ne peut pas y aller seul, ha ben non, ça fait trop peur, et puis j’ai manucure moi cet aprem les gars… On va plutôt aller chercher l’ivrogne du coin, comme ça il va nous guider !

Meilleure idée du siècle ça les amis ! Un mec pinté comme guide dans une forêt tellement dangereuse que vous n’osiez même pas y aller tout seul, ça c’est malin ! Et en plus, vous prenez un type qui a bon cœur, vous cherchez les emmerdes là quand même. Parce qu’évidemment, l’ivrogne du coin (inexplicablement appelé le chasseur par tout le monde… il doit avoir une pancarte dans le dos qu’on n’aperçoit pas…) va prendre la défense de la donzelle (mais que vous avez de belles dents !) et s’enfuir avec. Un troll plus tard (celui-ci étant là uniquement pour placer une grosse bestiole fantasy dans le film, il parait que ça fait vendre…), celui-ci ayant perdu contre Blanche à « Qui qu’a les dents les plus longues ? » (en même temps, il n’avait aucune chance…), les voici rendu dans un mignon petit village posé sur une rivière et peuplé uniquement de femmes avec des arcs (han, des amazones !! Ha non, elles ont tous leurs seins, elles sont justes défigurées.)

Passons ce passage fort inutile pour voir débouler le frère albinos et ses troupes pour raser le village. Alors là, il va falloir m’expliquer… Comment ces grands gaillards ont-ils traversés la forêt tous seuls ? C’est devenu des hommes entre temps ? Bon ok, soit… Mais alors, comment savent-ils que Blanche-Neige est précisément dans ce village ? Ils ont localisé son portable ? Ha ben oui, c’est ça… Elle est conne aussi d’essayer d’appeler son père, elle sait pourtant bien qu’il est crevé…
C’est pas grave, ils s’enfuient (oui, ils sont doués pour ça). Quelques heures de marche plus tard par contre, on sent bien qu’ils sont crevés. L’ivrogne est en crise de manque et Blanche-Neige n’a pas vu la couleur d’une brosse à dent depuis 2 jours, et à force de se balader la bouche ouverte, elle ne supporte plus sa propre haleine. Et ça tu vois, ça échappe pas à un nain. Alors à 7 !! Nos fugitifs, qui ont tous de même réussi à s’échapper devant une petite armée, se font donc capturer par les 7 nains. Oui, c’est la loose… Mais bon, c’est pas grave, les nains c’est des gentils, c’est bien connu ! Ils ont juste une hygiène et un humour fort douteux…

Ha ben oui, parlons-en de cet humour ! Parce que mine de rien, c’est LE ressort comique du film, les nains ! Et alors là, accrochez-vous, parce que ça vole très, très bas (en même temps, c’est normal, c’est de l’humour de nain… De quoi nous plaignons nous ?) Entre les « Ben tiens, j’vais poser une bûche moi ! » (Hohoho !) et les « Ho, on dirait une des miennes » quand ils se baladent dans les égouts, il faut avoir l’estomac bien accroché et l’esprit d’un gamin de 3 ans pour décrocher un sourire ! D’ailleurs, Kristen ne s’y trompe pas, elle ne quittera pas sa moue multifonction pour autant.

Enfin bref, c’est la fête, ils sont dans une forêt marrante avec des bestioles improbables mais gentilles (et des nains). Ils trouvent même, en fouillant un peu, un grand cerf radioactif (ben oui, vous aviez déjà vu un cerf qui brille vous ? C’est louche quand même, fallait se méfier bande de petits malins !). Et là, stupeur ! Le moine albinos et sa troupe débarquent et tuent le dangereux animal (enfin une bonne action !). Ils sont alors tout proche de capturer Blanche-Neige, reconstitution :

  • Mouahaha, je suis un méchant et je vais te capturer, tu as peur hein, tu as peur !!!
  • Ho oui.
  • Comment ça « Ho oui » ? Et puis c’est quoi cette tête, j’y crois pas moi, montre-moi que tu as peur bon sang !!! Je veux voir la terreur déformer ton visage !
  • Ha oui mais là je crois que ça va pas être possible monsieur le méchant, je suis désolée…
  • Quoi ? Mais comment tu veux que je fasse mon boulot de méchant correctement moi ? Hein ? Dis-moi ?
  • Shlack

Oui, shlack, comme un coup donné en traitre, par un traitre dans la troupe des méchants. Ha mais c’est vrai, il y avait un traitre ! Un gentil parmi les méchants ! Je me souviens maintenant pourquoi je n’en ai pas parlé plus tôt, c’est tout simplement parce qu’il n’a absolument aucune utilité ! Ha, me voilà rassuré, moi qui pensais avoir oublié quelque chose…

Entre temps, le moine albinos se sera fait empaler par le poivrot et un des nains aura succombé. Comment, un seul ? Non mais sans déconner, on va encore se les coltiner ? Bordel mais c’est quoi ces méchants pas capables de zigouiller proprement des nabots ? Ha oui, c’est vrai, c’est les mêmes qui ont peur d’aller dans une forêt, j’oubliais…

On n’est jamais mieux servi que par soit même, et c’est pourquoi la méchante reine décide de s’occuper elle-même du cas Blanche (ben oui, il ne fallait surtout pas commencer par ça et ainsi éviter la mort de nombreux soldats et accessoirement de son propre frère, c’eût été tellement plus simple…) Et pour ça, elle nous sort une pomme ! La grande classe. Et Blanche de croquer dedans comme une couillonne. Bordel, mais t’es dans un coin tout pourri, y’a de la neige de partour, y’a pas un pommier à l’horizon, le type qui te file la pomme vient de traverser le froid, le chaud, l’humide, le sec mais tu te demandes pas comment une pomme en parfait état de conservation peut se trouver là ? Ben moi si… Mais en même temps, je n’ai pas de méchante reine aux trousses perso. Ha mais, oui, c’est vrai, la reine avait pris les traits du traitre, ça explique tout. On rappelle que Blanche et le simili-prince ne se sont pas vu depuis une bonne dizaine d’année mais pas grave, ils sont grave amoureux donc ils se roulent des patins et elle bouffe cette fichu pomme.

Forcément, la pomme a pour résultat de tuer notre héroïne et… Attendez un peu… Mais oui, c’est bien ça, je ne rêve pas ! Elle a la bouche fermée ! Magnifique, voilà un effet secondaire fort agréable. Mais voilà déjà le prince qui accourt pour l’embrasser, parce qu’il aurait lu que c’était la procédure standard quand on est devant un cas de « mort par pomme ». Et… ben rien en fait, cette fois-ci c’est la bonne. On ramène donc Blanche au château des rebelles pour lui préparer un bel enterrement. Et chacun peut reprendre ses activités. Nous retrouvons donc le poivrot qui se pinte. Et en plein délire alcoolique, un malheureux sursaut d’intelligence l’étreint : « Merde, j’ai oublié de respecter la procédure standard ! ». Ni une ni deux, il embrasse donc la morte (beurk !) et… ben elle montre les dents. Et merde, elle est réveillée… Elle va encore en profiter pour nous faire un discours long et chiant et parler de liberté et de justice…

Gagné boulet ! Et tu l’as bien cherché ! Un magnifique discours s’il en est puisqu’elle parvient à convaincre des types qui résistent depuis plus de 10 ans qu’il faut attaquer le château de la reine pour mettre fin à l’oppression. Mais oui, écoutez-la donc, elle qui n’a absolument aucune expérience de la guerre. Elle a forcément des bonnes idées ! Allons-y donc, chevauchons gaiement vers le château, sans arme de siège, sans même un plan d’attaque, Blanche va montrer les dents et tout ira bien ! Et puis il nous manquait une grosse scène de guerre pour les quotas, voilà donc une bonne chose de faite !

Ils arrivent donc au château et là, meilleure idée du siècle (oui, encore), envoyer les nains dans les égouts pour ouvrir le pont levis… Arf… Je préfère passer cet épisode, on ne s’en portera pas plus mal, parce qu’entre les blagues infâmes, la discrétion sous-crédible des nabots et la nullité profonde des gardes du château, je ne suis pas sûr qu’on s’en remette. Passons directement au combat final entre Blanche et la Reine (oui parce que le reste n’est franchement pas intéressant… Si si, encore moins intéressant que ce que je vous raconte, c’est possible !).

Le combat final donc, ou notre brave Blanche se fait rétamer, la reine prenant même le temps de balancer quelques sorts pour faire chier ses copains dont le poivrot :
- Haha, j’ai transformé tout le vin en eau, te voilà bien attraper !!!
- Naaaaaaaonnnnn, meurt sorcière !!!
- Bats-toi plutôt contre ces agrégats de tessons des bouteilles que tu appréciais tant ! Mouaahahaha !
- Naaaaaaaooooonnnnnn !!!

Ben oui, parce que jusque-là, Blanche avait fait illusion, en laminant des soldats entrainés sans aucun problèmes (normal pour une jeune fille qui vient de passer 10 ans en prison, elle a largement eu le temps d’apprendre à se battre… mentalement…), mais là, contre une sorcière et sa magie, elle n’a plus aucune chance ! Ha ben si en fait, elle finit quand même par lui planter une dague bien comme il faut et à tuer la reine.

S’ensuit la scène de liesse finale, un plan long sur Blanche et ses dents (Kristen, on t’as dit que tu ne jouais plus une vampire !!! Arrête de montrer les dents !!!) et le soulagement, le générique de fin.

Ouf !!!

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