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Bleach : Hell Chapter par AlexandreG1

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Il existe comme des impressions de déja-vue dans les shonen manga nekketsu, ce qui serait selon la plupart des amateurs un symptôme quelque peu courant.

Bleach: The hell verse, sans sentiment d'incrédulité ne fait fleurir aucune entorse sur ce point-là.

Le pitch est d'un classisme quasiment claustratique tant même le fan le moins avertis pourrait deviner à l'automatisme de par un déroulement d'un scénario (précisons le, l'auteur ce serait beaucoup investit dans le scenario, ce qui renforce l'idée que le shonen n'a en commun avec le vin que l'envie grasse de dégueuler après un surplus) s'avèrant relativement banal entre les comportements surannées des antagonistes mineurs et les combats calqués sur l'animé, ne faisant que renforcer les préconceptions du personnage principal et ses adjuvants enrobés dans une morale désuète, n'ayant finalement que sa puissance démusérée pour faire valoir son point de vue. Mais oui, il défend le monde après manqué de le détruire, ce qui peut constituer son excuse...
L'Enfer dans le Bleachverse n'a d'intérêt que dans son cycle de mort/reincarnation perpétuel censé être inspiré de l'enfer chrétien et indou, cycle dont ne comprend pas bien le but si ce n'est qu'une punition rigide amenant davantage à choisir entre la mort et la folie que l'espoir naïf et tout aussi utopique d'une redemption. S'il est uniquement conçu pour l'homme, cet enfer comme le dit Koku'oh qui y a attérit parce qu'il tua le meurtrier de sa soeur( Le con aurait du laisser courir selon la philosophie de Soul Society) n'a aucun sens et n'aurait que l'objectif utilitaire de réduire le nombre d'esprits entre les deux mondes en casant arbitrairement et à l'aide de normes ridicules les méchants et les gentils. Cet verse de l'Enfer (gag) semble avoir une conception bien étrange, s'apparentant à la création perverse d'un ego faisant dans la surdimension. En cela l'Enfer de bleach traduit - non pas visuellement comme pourront le supposer les lecteurs - mais dans sa nature et raison dêtre le monde en général: Dépourvu de but réel ou compréhensible et désespérement sourd à la souffrance de ses locataires.
Le personnage de Koku'oh constituant à lui seul une allégorie des lieux, dont seule la colère et les souvenirs l'empêchant d'oublier qu'il fut envoyer en enfer pour avoir voulu se venger, qu'il conçoit comme injuste, ce qui est faux. C'est comme ça. Les idées à l'épreuve des balles et des Getsugas ne servent à rien sans un maximum de force pour asseoir sa vision, chose qui permet à Ichigo de balancer que sa soeur n'aurait pas voulu de ça (son armure lui a donner le droit de parler pour les morts? Ou le fait d'avoir vu sa propre cadette sauvé par un coup de cul visant à faire une fin heureuse lui à permit de conserver sa conception blanche et noire de l'existence? La faute à l'auteur après tout) tout ça pour sauver une bande de fonctionnaires célestes désséchés préconisant par la force une bureaucratie basé sur le confusiucianisme le plus abject. Certes la survie du monde en dépendait et le temps jouait contre Ichigo, qui eu par contre - aprés avoir conseiller à Koku'oh de prendre l'occasion de se repentir de ses pêchés entre deux séances de bondages, le temps de frimer sous un éclat solaire, armé d'un sourire ravivant sa foi en l'espèce humaine si brillant qu'on eut à croire qu'il s'agissait d'un message subliminal pour un dentifrice à la chlorophile.

En resumé, le film 4 s'avère graphiquement au dessus des premiers, perclut d'un antagoniste décriant bien rage et souffrance l'absurdité de la vision manichéenne après la mort. Syndrôme Seiya de Pégase oblige.

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