Rhapsode Bohémienne : Pudding et SIDA

Avis sur Bohemian Rhapsody

Avatar McCritinski
Critique publiée par le

Cher Dylan (neveu émérite, enfant de chœur pur),
J'ai osé visionner cette "Rhapsode" Bohémienne sans toi. Je te sais offusqué du haut de tes souliers à roulettes nouvelle génération : "Enculé de ta race !" m'as-tu dit.
Je place cette chicane sous l'égide de ton vindicte palais. Puisses-tu comprendre les raisons de ma méprisable apostasie.
Mea culpa, dirait Line (Renaud) !
Cessons ces moultes divagations, faites donc entrer l'accusé !
Rhapsodie Bohémienne est un biografilm sur le tristement célèbre Frédéric Mercure, interprète connu et reconnu du groupe de performance musicale "Couine". Je me permets (encore !) un aparté dirigé vers mon tendre neveu : Dylan, sache que le fait que Michel Polnareff n'ait pas son propre biografilm n'enlève rien à son talent mille fois supérieur à celui de la manécanterie célébrée dans ce film. Surtout, ne pense pas que cette rhapsodie soit une incitation à emplir tes douces oreilles de "rock" "anglais".
Les toiles du Moun (ma salle de prédilection), résolument progressistes, se sont transformées, l’espace d’une séance, en jungle insoumise à la raison du fin spectateur cinophile. À l’heure de l’Anglosortie, j’observe que le thé-biscuit de sa Majesté n’a jamais été autant au goût du jour. Alors, quoi ? Doit-on vraiment remplacer la folie impérialiste états-unienne par la flagornerie britannique ? Est-ce trop demander que d’imaginer notre national Louis Garrel dans la peau de Florent Pagny pour le biografilm Ma liberté de penser ? Je porte cette proposition à qui veut l’entendre : échangeons les grenouillères ras-la-raie contre les vestes en crocos, les micros phalliques contre les fraudes fiscales !
Parlons donc des costumes ! Alors que nous pensions avoir définitivement mis en terre la vertu avec « Appelle-moi par ton nom » ; la Rhapsodie Bohémienne remet un coup de pelle sur la sépulture déjà amplement profanée du bon goût.
Pardonnez mon acte de censure digne du maréchal préféré des français (et de notre régalien Manu) ! Les détracteurs diront que l’homophilie se fait aux abonnés absents, mais qu’attendez-vous réellement d’un homme moustachu qui héberge nuit après nuit une pléthore de musculeux garçonnets en tenues moulantes ? Pensez-vous réellement que ces moule-boules leur seront d’une quelconque utilité lors d’une partie endiablée de dominos ? Tsss… Âmes innocentes…. Collaborateurs d’une France ignare !
À mes détracteurs des « Cahiers Du Cinéma »,
J.E. McCritinski, maître de conférence à Paris VIII.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 585 fois
2 apprécient · 1 n'apprécie pas

Autres actions de McCritinski Bohemian Rhapsody