Borderlands meet Mad Max 2 and Faster Pussycat Kill, Kill

Avis sur Bounty Killer

Avatar cherycok
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Bounty Killer est une petite production indépendante sortie de nulle part et adaptée d’un graphic-novel du même nom et qui avait déjà eu droit à une version court métrage réalisér par Henry Saine qui décide donc deux ans après d’en faire un long métrage. Et grand bien lui en a pris tant Bounty Killer est fun, jouissif, décomplexé, le genre de film qu’on va regarder le cerveau en mode OFF, un grand sourire au lèvre devant tant de générosité, et passer un bon moment de détente.

Pour résumer l’univers de Bounty Killer, on pourrait dire que Mad Max 2 a croisé la route de Faster Pussycat Kill, Kill et des jeux vidéos Borderlands 1 et 2, les connaisseurs reconnaitront même le Docteur Zed ! Dès les premières minutes, on sait qu’on va assister à un spectacle particulier, à la fois gore, trash et fun, ne se prenant jamais au sérieux, mais surtout très badass ! Course poursuite en plein désert avec des véhicules semblant sortir d’un post apo italien des années 80, gunfights à l’arme lourde, un coté western clairement assumé, il se dégage de ce Bounty Killer une ambiance tout simplement unique. Les péripéties de nos héros ont beau n’être pas si originales que ça au final, on s’attache pourtant aisément à eux et les voir bourlinguer dans cet univers apocalyptique devient rapidement un grand plaisir. Matthew Madsen n’est certes pas l’acteur le plus charismatique qui soit (loin de là), le duo qu’il forme façon buddy movie avec Barak Hardley est irrésistible. On est également content de revoir quelques bonnes vieilles trognes comme celle de Abraham Benrubi (Kubiac dans Parker Lewis ne perd jamais) ou Gary Busey (L’Arme Fatale, Point Break), même si nos yeux vont forcément s’attarder sur la plastiquement superbe Christian Pitre qui risque d’en faire baver plus d’un.

Malgré son budget apparemment très limité, Bounty Killer s’en sort étonnement bien visuellement parlant. L’univers auquel il essaie de nous faire croire est très bien mis en image et mixer au film quelques passages animés est clairement une bonne idée pour palier au manque d’argent d’autant plus que la transition se fait de manière très naturelle. Alors oui, il y a quelques couacs au niveau de certains effets spéciaux pas toujours très heureux comme cet hélicoptère semblant sortir d’une production SyFy… Mais d’un autre côté, cela renforce le côté indé et grindhouse du film d’autant plus qu’on sent une réelle envie d’en donner pour son argent au spectateur tant le film transpire la générosité et son côté parfois too much comme c’est le cas pour les scènes gores. Bounty Killer n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains même si son côté second degré pourrait faire penser le contraire car le sang coule à flot. Tripes à l’air, têtes coupées en deux, membres arrachés, le réalisateur ne lésine pas sur les effets sanglants qui pourtant nourrissent l’aspect comique du film ( l’hilarante scène finale de Kristanna Loken par exemple).

Série B complètement assumée et surtout 100% décomplexée, Bounty Killer est le genre de divertissement qui en soit ne sert strictement à rien, mais qui permet pourtant de s’amuser comme un gamin pendant 1h30. J’adore !

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