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Bridget Jones Baby

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Pour le troisième volet des aventures de Bridget Jones, on prend clairement des risques pour se détacher du livre et créer une histoire originale. Un risque ou alors une liberté qui permet d'aborder autant de sujets de sociétés sur la femme célibataire.
Hormis le visage de Renée Zellewegger, qui a subit quelques changements, on est content de retrouver Bridget. L'humour so british est soigneusement travaillé et si le scénario ne s'éloigne pas vraiment d'un trio, au moins il sait se révéler plus mature que le précédent film, L'Age de Raison se vautrant carrément sur la route du succès du premier Journal de Bridget Jones.
Pourtant si le film sait se doter d'humour il y a quelques réflexions sur la société qui piquent les yeux. Difficile avec ce genre de film d'éviter les clichés, mais Bridget Jones Baby parvient quand même à plusieurs reprises à s'éloigner de quelques travers. Si Bridget n'est plus obsédée par son poids, l'actrice quarantenaire se devait d'apparaître bien dans sa peau ; de même elle n'est plus autant obsédée par les hommes. Ce n'est donc pas dans une quête effrénée de l'amour que le film nous pousse. La maturité viendra surtout par un coup d'un soir et d'une horloge biologique sonnante poussant Bridget à assumer pleinement son statut de mère célibataire.
Mais alors que le trio s'accorde pour affronter la maternité comme il se doit, le film semble avoir une tendance pour retomber dans son idéal de femme amoureuse. Que le féminisme soit mis à mal ne me perturbe pas tant que cela, dans la mesure où il est contrebalancé par le personnage d'Emma Thomson. Mais que l'image de la famille idéale du papa et de la maman persiste me gêne d'autant plus.
Le suspense sur la paternité arrive bien à mener sa barque, d'autant plus qu'on se dit que si l'un doit être le père, l'autre pourra être l'amoureux, voire même garder son initiative de mère célibataire. Mais le scénario tient à garder le genre de la comédie romantique pour acquis et balaye d'un revers de mains les idées novatrices de la parentalité.
Néanmoins malgré quelques anicroches, les personnages n'ont pas perdu leur charisme : Bridget toujours autant gaffeuse mais qui s'assume mieux dans la quarantaine, Darcy quand à lui est toujours aussi froid (j'ai toujours trouvé cet homme difficile d'accès et ennuyeux pour incarner le prince charmant), mais soit la sauce prend. On rit toujours avec autant de plaisir ; la surprise venant plus de la maturité de la comédie romantique sur le sujet des quarantenaires.

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