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Avis sur Cabiria

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Synopsis : Après une éruption volcanique, une fillette, Cabiria, est enlevée avec sa nourrice par des pirates carthaginois. Sur un marché d'esclaves, elle est achetée par le grand prêtre de Baal pour être sacrifiée. La nourrice parvient à alerter un patricien romain, Fluvio Axilia, qui dépêche son serviteur, le bon géant Maciste, afin de délivrer l'enfant.
Pendant qu'Hannibal traverse les Alpes, Cabiria est recueillie par la reine de Numidie, Sophonisbe, mais Maciste est enchaîné et réduit en esclavage.
Les années passent. Cabiria est devenue une belle jeune fille, suivante de Sophonisbe. Bien que la flotte romaine ait été en partie détruite à Syracuse, Scipion entre à Carthage.
Sophonisbe se suicide. Cabiria, après bien des péripéties, parvient à délivrer Maciste et Fluvio Axilia, qui tombe amoureux d'elle. Tous trois regagnent Rome...

Pour l’époque et encore aujourd’hui le film s’annonce titanesque. Alors qu’Outre-Atlantique on tournait encore sur des courts-métrages, Cabiria s’illustre avec ses 14 bobines de films. Mais ce n’est pas tout : les décors spectaculaires qui s’amoncellent, les quelques milliers de figurants, des représentations réelles avec chameaux et éléphants, une véritable explosion de l’Etna… font de ce film un bijou cinématographique. Cette fresque historique relate des faits réels de la seconde guerre pudique (IIe siècle avant J.-C.) où des personnages créés de toutes pièces comme Maciste (qui sera une figure emblématique italienne des années 1910) s’incrusteront dans l’Histoire. Moderne dans la technique et dans la forme, le film se dépérit à cause du jeu d’acteurs trop amplifié.

Le budget sera phénoménal et il aura fallu plus d’une demie année pour finaliser ce projet monstrueux. Bien qu’on ait l’impression que la caméra est immobile, il s’avère que Cabiria est le premier long-métrage à s’essayer aux travelling qui seront nombreux mais timides. Les intertitres seront signés de la plume de Gabriele D’Annuzio, poète italien. Ce nouveau genre surnommé « Swords and sandals » va connaître un grand succès dans le monde et inspirera plusieurs cinéastes dont un certain David W. Griffith et un autre du nom de Cecil de Mille

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