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Aussi incroyable que cela puisse paraître venant de moi, il aura donc fallu attendre près de 11 ans et 21 films pour voir un film du MCU décevant. Certes, je n’ai pas vu Ant-man and the Wasp, mais je n’en attends pas grand-chose en réalité (d’où le fait que je ne sois pas pressé). Certes, Civil War avait été une déception pour ma part, mais le film parvenait à rester d’une certaine qualité dans son ensemble. Et puis bien sûr, Iron Man 2, Thor et l’infâme Thor : Le Monde des ténèbres n’étaient pas terribles, mais ils n’avaient pas été vraiment décevant en fait.

Alors que Captain Marvel, lui, s’avère très décevant. S’il reste meilleur que la trinité foireuse du MCU suscité, le film s’avère au final le suivant dans la liste, passant devant même Ant-man, qui m’avait laissé plus ou moins le même sentiment mais qui avait le mérite de ne pas avoir beaucoup d’attente à l’époque. Alors que le film porté par Brie Larson, lui, avaient beaucoup d’attentes : le premier film se consacrant à la première véritable super-héroïne du MCU ; un film qui est censé introduire un personnage sur lequel l’avenir du MCU repose, proclamée comme personnage le plus puissant de l’univers et leader annoncée des futurs Avengers ; un film censé poser les bases pour le prochain Endgame, l’apothéose de l’univers. Et ça sera un échec, plus ou moins cuisant, sur tous les plans.

La première réaction que j’ai eue alors que le générique défilait a été une sorte d’apathie. Certes, les films Marvel me donnent rarement des frissons (et celui-ci aura pourtant réussi à m’en procurer sur une scène), mais en général j’en ressors quand même diverti. Ce ne fut pas le cas ici. Le film ronronne, s’enlise, devient très prévisible beaucoup trop vite. C’est peu excitant, peu palpitant… « unthrilling » diraient les anglophones. Je ne dirais pas qu’il est ennuyeux, mais le rythme est plat, décolle rarement, ne réussit à aucun moment à créer de la tension. Je disais plus haut qu’une seule scène a réussi à me donner des frissons : l’icônisation du personnage. C’est la seule et unique scène qui fonctionne du film, qui arrive pratiquement à la fin, on a l’impression que ça y est, le film va enfin commencer. Malheureusement, ça retombe comme un soufflet presque aussi vite.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer ça ? Très facile : avec ce film, Marvel retombe dans deux de ses vieux travers. Le premier, est l’utilisation de l’humour pour désamorcer des scènes « dramatiques » censées créer la tension. Le deuxième, c’est l’absence d’antagoniste. Pour le premier, l’humour du film fonctionne très bien pendant un moment, mais devient très vite redondant à force. On va être honnête : la seule fois où j’ai bien ri,

c’est quand Goose révèle sa véritable nature (ce qui est à la fois amusant et inquiétant, qu’il soit au final le comic relief et le fusil de Tchekhov à la fois).


Quant à l’antagoniste… C’est très décevant, car depuis le début de la phase 3, Marvel avait réussi à améliorer cette approche (avec Vulture, Killmonger et puis bien sûr Thanos). Là, le film retombe dans les travers des premières phases.

Non seulement, on nous refait le coup du Mandarin, avec cette fois-ci les Skrulls qu’on nous a teasé comme étant la prochaine grande menace du MCU, à l’image de ce qu’ils sont dans les comicbooks (avec notamment Secret Invasion). Sauf que voilà, ici, les Skrulls sont pacifiques, sont persécutés par les Kree (pour ne pas dire victime d’un génocide) et ne recherche en aucun cas le conflit. Ils veulent simplement trouver un refuge et être en paix.


Alors certes, l’idée peut être intéressante sur le papier, mais elle amène plusieurs gros problèmes.

Tout d’abord, ça démolit toute future crédibilité pour une menace venant des Skrulls, puisque ça irait à l’encontre de leurs motivations. Bien sûr, ils peuvent changer, mais cela devra nécessiter au moins un autre film pour expliquer ce changement. Donc on est loin de la prochaine grande menace du MCU, à moins qu’on se la joue Thanos et qu’on doive attendre 20 films pour voir la menace enfin se confirmer.


Mais au sein même du film, ça désamorce toute menace, et c’est ce qui rend le film peu palpitant.

Parce que oui, on va griller au bout de 20min que Yon-Rogg cache quelque chose de pas nette, que l’Intelligence Suprême a d’autres projets en tête que ce qu’elle veut bien nous raconter au début. Donc oui, le « twist » de fin se désamorce de lui-même, et la décrédibilisation des Skrulls comme menace rend la fin du film sans le moindre enjeu.


Et la dernière scène illustre parfaitement ces deux travers.

Non seulement Yon-Rogg n’a aucun impact en tant qu’antagoniste tellement il est transparent tout au long du film, son secret se devinant assez vite et l’absence de menace qu’il produit le rendant inoffensif, mais en plus il va se contenter gentiment de rester à côté de son vaisseau crashé à regarder Carol s’occuper du caméo du film. Et lorsqu’elle revient, là où le film décide à créer un peu de tension, ben Yon-Rogg devient ridicule comme jamais et Carol règle la question d’un coup de ses projections d’énergie.


Rideau. Voilà comment le film perd tout impact.

Mais ces deux travers ne sont pas les seules raisons qui rendent le film aussi indifférent. Son personnage central aussi. Car oui, j’attendais beaucoup de Carol Danvers en tant que future figure de proue du MCU. Déjà extrêmement puissante dans les comicbooks, Kevin Feige nous avait confirmé qu’elle était de loin le personnage le plus puissant du MCU. Et c’est vrai que, quand on regarde le matériau d’origine, le personnage fait partie de ces quelques personnages complètement overcheatés. Mais d’un autre côté, cet aspect ne me dérangeais pas tant que ça, au contraire : l’affrontement contre Thanos nécessitera un personnage d’un autre gabarit que Steve Rogers ou Tony Stark. De plus, en tant que super-héroïne, le personnage permettait de redistribuer l’équilibre des forces au sein de l’univers. J’étais donc plutôt intéressé de voir ce qui allait en être fait.

Le personnage est peu attachant. Très sincèrement, je n’ai pas réussi à y accrocher, à aucun moment sauf lors de son icônisation, où là, ça y est, on avait enfin du relief sur lequel travaillé. À l’image de son film, Carol Danvers est plate. On a certes une véritable origin story dans le sens où elle va apprendre à se battre pour ce qu’elle croit juste, mais à aucun moment on va se sentir transportés.

Le coup de l’amnésie aide beaucoup à dévoiler le « twist » final bien avant qu’on y arrive,


et la recherche de son passé va au final créer des longueurs dans le film. Le personnage nous laisse indifférent, et c’est plutôt dramatique. Même dans la première scène post-générique, c’est plat.

Et l’autre problème, c’est la gestion du personnage. Bon, j’ai cru comprendre que l’une des critiques des trolls étaient le fait que Brie Larson ne souriait pas beaucoup pendant le film. Bon, en soit, c’est vrai, elle ne sourie pas des masses pendant une grande partie du film. Mais d’un côté, je trouve cet aspect plutôt intéressant puisque ça s’inscrit justement dans la très faible évolution du personnage

qui se libère du dictact des Kree (qui n’arrêtent pas de lui dire d’enfouir ses émotions, de les contrôler).


Et quand elle agit enfin par elle-même, elle se met à sourire, à exulter. Ce qui est dommage, c’est que le film ne le met pas assez en avant dans le sens où soit les scènes se passent dans la pénombre, soit Carol porte un masque qui lui couvre le visage. On comprend l’évolution du personnage, mais au final on ne ressent pas d’empathie véritable. La seule fois où ça fonctionne, c’est justement lors de son icônisation, car elle ne porte pas de masque et qu’elle brille de partout (donc on la voit bien).

Quant à ses pouvoirs… Je suis assez mitigé là-dessus. Comme je le craignais et l’avait pressenti, elle est overcheaté, ce qui participe à amoindrir la menace que pourrait créer les antagonistes. Certes, elle en est encore à apprendre ses pouvoirs, et pendant une grande partie du film elle agit même comme une enfant capricieuse (d’où les remarques des Krees, et d’où l’évolution du personnage au cours du film). Cependant, même si pendant une grande partie du film, Carol ne maîtrise pas totalement ses pouvoirs, s’ils semblent presque bridés par moment ; à aucun moment elle n’est vraiment menacée.

Que ce soit quand elle affronte un équipage Skrull entier, ou bien toute une escouade de la Starforce. Elle les démonte sans trop de difficultés. Et quand débarque Ronan avec sa flotte (le fameux caméo que je citais plus haut), non seulement elle repousse le bombardement, mais elle extermine les escadrilles qu’on lui envoi et pulvérise un vaisseau à elle toute seule. Le tout en trois minutes.


Je m’y attendais, je le sentais venir. Et d’un côté, ça permet d’illustrer la puissance du personnage (car très sincèrement, jusqu’à présent, aucun personnage Marvel n’a montré une telle puissance à part Thor, et encore on a dû attendre Infinity War). Mais d’un autre côté, cela rend le personnage plat, peu intéressant. Son développement est bien trop timide sur le film pour qu’on se sente investi. À aucun moment, on ne sent vraiment impliqué, on ne ressent de la tension, on n’a peur pour le personnage. Parce qu’elle est beaucoup trop overcheatée pour son propre film, pour les menaces qu’on lui pose. D’autant plus quand le film désamorce l’antagoniste annoncé de façon plutôt grossière, et que l’humour décrédibilise le reste. Elle souffre du même problème que Superman, à la différence que dans Man of Steel ou Dawn of Justice, certes il est surpuissant, mais il affronte des menaces crédibles et ce n’est pas réglé en 30 secondes. On se retrouve dans la même situation qu’avec Justice League en fait : un personnage surpuissant qui débarque et hop, résout tout en même pas 3 minutes. C’est rageant, frustrant, et décevant.

Enfin, il y a un troisième problème majeur dans le film : son contexte. Bon, le choix de vouloir le placer chronologiquement avant les autres films du MCU (en dehors de Captain America : First Avenger) ne pose pas de problème en soit. Ça ne crée pas vraiment d’incohérence (juste l’histoire du pager de Fury, mais en soit le film y répond de lui-même, même si c’est un peu facile), et ça permettra même au film de faire quelques clins d’œil au background de certains personnages

(oui, oui, je parle bien de l’œil de Fury, même si du coup c’est dommage de transformer cette révélation épique de Winter Soldier en un gag).


Et puis ça donne une petite ambiance années 90 avec quelques références amusantes.

Non, le problème ici, c’est que le film essaye trop d’être dans les années 90. La contextualisation fonctionne, mais dans sa construction, le film essaye trop de se rapprocher des films d’action des années 90 pour donner l’impression d’être un film contemporain de son contexte. Sauf que ça ne fonctionne pas, à aucun moment. Parce qu’à aucun moment, ça ne semble naturel, tout semble forcé comme pour nous dire « hé, hé, vous avez vu ? c’est les 90s !! ». Et ça devient très vite lourdingue. D’autant plus que le film ne fonctionne pas comme film d’action des années 90. D’une part le déluge d’effet spéciaux va créer un anachronisme, mais surtout c’est que l’univers même du MCU ne fonctionne pas dans un format de film d’action des années 90. Est-ce l’une des raisons qui rend le film aussi peu excitant ? Je ne sais pas, mais c’est un point qui m’a marqué. Vouloir impérativement insérer cet aspect méta là où ce n’était pas nécessaire pour le développement de l’histoire.

Après, le film a aussi quelques aspects positifs. Tout d’abord la dynamique des personnages. Le film se concentre sur une super-héroïne, mais il n’est pas le premier à s’y essayer. Là où il se distingue des autres, c’est que non seulement le personnage principal est une super-héroïne, mais son « sidekick » dans le final est également un personnage féminin. Certes, Fury et Goose ont également leurs rôles, mais comme je l’ai dit, Goose est plus un comic relief et Fury aura plus le rôle du vecteur du spectateur. C’est bien Maria le véritable sidekcik à la fin du film. Ajoutons à cela que la figure du mentor, Mar-Vell, est également un personnage féminin (je sens que ça va faire jaser). Et aussi, au final, dans ce processus alambiqué autour de l’antagoniste, la menace véritable du film, celle contre qui Carol se rebelle et décide d’affronter, aura également un visage féminin. Bref, le film se veut un film mettant en avant des personnages féminins dans les rôles majeurs, et il réussit.

Autre point que j’ai apprécié et qui distingue le film des autres, c’est l’absence d’arc romantique. Certes, la romance ça peut être pratique, mais dans les précédents, elle avait toujours eu un rôle important, voire primordial, même si c’était plus ou moins bien fait selon les films. Ici, la relation entre Carol et Fury est vraiment chouette, car on se rapproche plus d’une relation amicale, voire même « buddy movie » entre les deux. Chacun va apprendre à se connaître, puis à se faire confiance. L’arrivée de Goose, puis de Maria, va un peu mettre cet aspect au second rang par la suite, mais ça n’empêche pas que j’ai beaucoup apprécié le parti pris. Même si ça aurait pu être intéressant de développer une romance (donnant un caractère encore plus personnel à ce fameux pager), je ne pense pas que ça s’inscrive dans la logique des deux personnages et j’aime plutôt bien l’idée de cette forte amitié avec un respect et une confiance mutuelle. C’est quelque chose qu’on ne voit pas assez dans les films à mon sens, ou du moins pas aussi bien menée.

Enfin, dernier point : la dernière scène. Je l’ai adoré. Elle est téléphonée, attendue, clichée… Mais c’est une leçon de cinéma. C’en est presque surprenant qu’il faille attendre al fin du film pour presque voir un éclair de génie à ce niveau. Et ça reflète un peu l’évolution du film justement : on quitte les années 90 pour entrer dans les années 2000-2010.

Parce qu’un film d’action des années 90 aurait montré Fury taper à l’écran « Avengers Initiative » (on s’y attend presque d’ailleurs), mais non, tout repose sur le subjectif. On a eu l’indice (certes un peu nunuche), puis on a ce plan avec le regard de Fury et la musique qui arrive.


C’est fait avec de gros sabots, mais justement ça fonctionne et ça marque clairement le début de la nouvelle ère.

Et n’oublions cet hommage poignant à Stan Lee. C’est fort, poignant, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dommage que ce soit le passage le plus chargé émotionnellement du film.

Pour ce qui est du casting, l’ensemble est passable à correct. Brie Larson s’en est prise plein la gueule, de façon injuste. Certes, elle n’est pas éblouissante comme ont pu l’être d’autres acteurs et actrices dans des films récent, il n’y a pas se côté incarnation du personnage. Mais je mets plus ça sur le dos de l’écriture du personnage, même si Larson m’a rarement convaincu en tant qu’actrice jusqu’à présent. Son jeu reflète plutôt bien l’évolution de son personnage, donc au contraire, pour moi elle fait un taff plutôt correct. Ça fait plaisir d’enfin retrouver Samuel L. Jackson, qui prend toujours un aussi malin plaisir d’interpréter Nick Fury. Dans ce cas, c’est intéressant parce qu’on retrouve un peu un côté novice, presque naïf, devant la situation, et que justement, dans la dernière scène, on retrouve le Nick Fury qu’on connaît, presque blasé de la vie.

Ben Mendelsohn ne m’a pas vraiment convaincu dans son rôle, même si on sent qu’il y a pris son pied. Je ne sais pas si c’est son maquillage, qui rendait sa diction à peine compréhensible et faisait perdre beaucoup d’émotion, mais je l’ai senti un poil en-dessous. Et puis les rôles de gentils pacifiques, ça ne lui va pas. Jude Law est décevant, ridicule, presque ringard même, à l’image de son rôle. Annette Bening est la seule qui tire vraiment son épingle du jeu, car on sent qu’elle s’est régalée (en plus d’être sacrément flippante par moment). J’ai bien aimé Lashana Lynch aussi, dommage qu’on la voit si peu. Et c’était sympa aussi de retrouver Clark Gregg, même s’il est plutôt en retrait.

Techniquement, le film est correct mais sera aussi un peu décevant. J’ai trouvé la musique de Pinar Toprak un peu trop timide par moment, même si on y trouve plusieurs thèmes bien sympathiques (notamment celui de Carol). Je suis un peu mitigé sur les décors : autant sur Terre, on retrouve bien le côté années 90, autant dans la base secrète ou dans les vaisseaux spatiaux, je les ai trouvés très vides. J’ai trouvé certains maquillages et costumes un peu limite, dont Ronan chez qui on sent presque le truc fait à l’arrache sans budget. Parlant costume, j’aime bien celui de Carol, mais du coup je ne vois pas pourquoi elle le garde alors qu’elle avance plus tôt dans le film qu’elle ne peut plus porter cet uniforme… Certes, elle peut difficilement s’en faire un autre dans compte tenu du contexte, mais j’ai trouvé que ça tombait comme un cheveu dans la soupe, car ça affaiblit sa prise de position.

Les effets spéciaux sont dans l’ensemble bons, même si là aussi, quelques réserves. Notamment concernant Goose. Alors certes, on découvre par la suite que ce n’est pas un chat, mais du coup le côté CGI en pleine vallée de l’étrange (pas tant dans la réalisation, mais plus dans le comportement) renforce un peu le côté non-naturel de l’animal, ce qui déstabilise un peu. À l’inverse, les transformations des Skrulls sont plutôt réalistes et rendent plutôt bien, et les scènes d’action fonctionnent tout aussi bien. Pour ce qui est des rajeunissements numériques, là aussi, un peu mitigé : autant Samuel L. Jackson, ça ne pose aucun problème (alors qu’on le voit presque tout le film), autant les quelques scènes où Clark Gregg apparaît, on a du mal à le reconnaître au point de se demander s’il n’a pas été recasté. Peut-être parce qu’au final, Jackson n’a pas tant vieilli que ça depuis 1995.

Quant à la mise en scène, à l’image du film, je l’ai trouvé peu excitante. À l’exception de la dernière scène et de l’icônisation du personnage, le reste est très bateau, classique, sans vraiment d’impact. D’un côté, ça sonne très films années 90, encore une fois, mais ça ne suffit pas. C’est morne, ça ne participe pas à créer de réelle ambiance propre au film (en dehors ce côtés 90s), et ça manque de nous connecter avec l’action et les personnages. C’est décevant, même si ça reste bien fait.

Captain Marvel est donc le premier Marvel réellement décevant. Bon, on peut se dire qu’il fallait bien que ça arrive un jour. C’est l’un des très rares que j’ai trouvé peu divertissant au final. Cependant, son plus gros problème, à mon sens, c’est qu’il échoue dans l’une de ses tâches premières : poser les bases pour la suite du MCU. Dans le sens où que, pour le moment, non, le film ne me donne pas envie de continuer à suivre le MCU. Bien sûr, j’irai voir Endgame, est on croise les doigts que ça change un peu les choses de ce côté ; mais au final, Marvel échoue à me présenter Carol Danvers comme le personnage qui va porter l’univers par la suite. Ce qui est accentué avec la première post-générique (quant à la seconde, elle est dispensable).

À l’image de Ant-man and the Wasp, il est donc fort à parier que ma consommation va diminuer prochainement (du moins, pour les sorties cinés, je finirai sans doute par les regarder un jour à la demande ou en VOD), car pour le moment, rien ne m’attire plus vraiment. Ce qui est dommage, parce que bon, mine de rien, Feige avait toujours réussi à me faire aller en salle pour découvrir ses derniers films. Et c’est d’autant plus rageant que ce soit avec Captain Marvel que je me sois autant senti autant indifférent pendant le film alors que j’avais plusieurs attentes sur le film et que je voulais vraiment qu’il fonctionne.

Donc oui, il y a sans doute beaucoup de trolls qui circulent sur internet, mais il faut se rendre à l’évidence : le film n’est pas mauvais, loin de là, mais il n’est pas vraiment bon non plus. Ou pour être exact, il n’a pas assez de bons arguments qui lui permettrait d’être bons. Mais ce n’est pas le premier film du MCU dans ce cas. Non, le principal problème, c’est que le film a échoué là où Marvel avait toujours exceller : divertir.

vive_le_ciné
6
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il y a 3 ans

2 commentaires

Captain Marvel
B_Jérémy
6

Divertissant mais pas Flamboyant.

-Donc... les Skrulls sont les méchants. Et vous êtes une Kree. Une lignée de nobles guerriers. -Héroïques. Nobles guerriers héroïques. Anna Boden et Ryan Fleck livrent le vingt-et-unième film...

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