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Ça commence par un générique vraiment kitch, avec des grosses lettres turquoise, façon série à deux balles des années 70. Puis apparaît Cate Blanchet, en bourgeoise new-yorkaise des années 50, artificielle, poseuse, jouant à la truelle les femmes fatales à l'ancienne, et j'ai failli laisser tomber. Mais je suis du genre pugnace, on s'en moque assez, et je le serai pour toujours tant la récompense a cette fois été à la hauteur de tous les sacrifices commis jusque là ! Parce que je m'en suis tapé, des navets écœurants, jusqu'à la dernière goutte, dans l'espoir que les 5 dernières secondes seraient une révélation cataclysmique. Et jusque là, ça n'était jamais arrivé. Mais ce petit bijou de délicatesse justifie à lui seul toutes les vocations les plus désintéressées au martyre cinématographique ! Car la récompense a été immense : ça n'est pas si souvent que le cinéma s'intéresse vraiment à la naissance d'un amour, à ces menus signes quasiment insignifiants qui annoncent de futurs grands déferlements. En prime, dans une société réactionnaire et entièrement tournée vers une superficialité bien méritée après deux guerres mondiales monstrueuses. Avec, comme cerise sur le gâteau, un machisme tellement assumé qu'il en devient invisible à la plupart des protagonistes. L'histoire d'amour vibrante entre ces deux femmes trouve-là un écrin qui va lui être ce que les plaques tectoniques sont aux diamants en formation. En toute retenue, avec une classe immense, sans accabler le reste du monde de reproches inutiles, tant l'évidence parfois ne peut être niée. Passées les premières minutes, c'est magnifiquement interprété et filmé avec une élégance folle. Mon César de cette année.

ChristineDeschamps
10

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il y a 4 ans

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2 commentaires

Carol
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