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Les admirateurs de Claude Sautet détestent qu'on réduise ses films à un témoignage de la bourgeoisie machiste et parisienne des années 70 qui s'ennuie et nous ennuie, et pourtant, avec la meilleure volonté du monde, je n'arrive pas à y voir autre chose.
Mais ce n'est déjà pas si mal après tout.
Claude Sautet a réussi à créer des images fortes et des personnages archétypaux (les tonneaux des Choses de la Vie, les fanfaronnades de Montand, les beaux yeux de Romy...) qui marquent les mémoires et définissent certainement un style et une époque, mais au-delà de la manière ostentatoire, que reste t-il?
Ici un style justement très appuyé, la fameuse "qualité française" qui peut porter à sourire cinquante ans après, depuis le générique digne d'une pauvre émission estivale sur FR3 région accompagnée de synthés d'époque d'un Philippe Sarde qui fut parfois mieux inspiré, jusqu'au jeu pesant de tous les comédiens (bon Montand qui en fait trois tonnes, ok, mais aussi Romy Schneider balançant chaque réplique comme des punchlines vouées à devenir mythiques, et Sami Frey qui semble presque demeuré tellement il veut compenser l'autre dans la sobriété, ah et tiens Bernard Lecocq est très bien comme d'hab, mais il a deux lignes de texte malheureusement), sans parler du montage à la hache ou des coups de zoom dramatiques, on n'est quand même pas au royaume de la finesse.
Bon mais tout ça pourrait s'accepter effectivement comme un style à part entière, aujourd'hui désuet mais charmant, si le film s'appuyait sur un vrai scénario.
Mais c'est là que ça coince vraiment: sans même s'attarder sur tout ce qui ne passerait plus du tout aujourd'hui, (on ne va pas taper dans la cancel culture, ce serait ridicule, mais c'est ici un véritable florilège), on nous propose juste une histoire d'une femme qui hésite entre deux types, entre deux époques aussi ( femme objet soumise ou femme libre et indépendante?) et deux types qui hésitent constamment dans leurs choix de vie. Ca donne une série d'allers-retours aléatoires, une grande déclaration suivie de son effet contraire, des retournements de situation répétitifs et sans intérêts, et des personnages non structurés, dont on ne sait rien, à la psychologie juste caricaturale donc et trimbalés au gré de coups d'éclats jamais motivés et qui ne mènent à rien.

Une chronique, donc, de la bourgeoisie machiste et parisienne des années 70.
Ca s'en va et ça revient... et puis ça ne va nulle part

sonicdream
4
Écrit par

il y a 7 mois

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