Il était une fois au fin fond de l'Italie

Avis sur Cinema Paradiso

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Quelques Spoils

Touchante histoire d'amitié qui se développe entre un bambin et le projectionniste d'une salle de cinéma d'un village perdu dans le sud de l'Italie, au sortir de la guerre.
Cette période, où tout le monde se retrouve pour aller au cinéma qui ne diffuse presque que des films US, est paradoxalement montrée comme un âge d'or. Le village est magnifique, les gens sont heureux d'aller au Cinema Paradiso toutes les semaines puis au Nuovo Cinema Paradiso, malgré la censure imposée par le curé du village pourtant sympathique. La tête du lion d'où sort la projection du film semble symboliser la toute puissance du septième art. Le cinéma est aussi sublimé dans diverses scènes comme la projection en extérieur pour ceux qui n'ont pu avoir de place à l'intérieur (même si un événement tragique viendra interrompre la séance) ou les nombreuses références au cinéma classique tels que les répliques citées ou les affiches de film dans la salle du projecteur.
La fin du film montre une petite ville grise où le cinéma n'est plus le seul divertissement, et se trouve concurrencé par la TV et les cassettes. La destruction du Paradiso est hautement symbolique : même les salles obscure perdent leur âme avec la multiplication des multiplexes qui s'imposent face aux salles indépendantes.
Cinema Paradiso montre également que ceux qui participent à la grande famille du cinéma, que ce soit les réalisateurs comme Toto à la fin ou les simples projectionnistes, sont avant tout des passionnés du cinématographe, avec Toto enfant collectionnant des bouts de pellicule ou Philippe Noiret enchaînant les répliques cultes pour s'exprimer.

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