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Moins ambitieux que Love sur le fond et que Enter the Void sur la forme, Climax est malgré tout une nouvelle pierre à l'édifice du génie de Noé, l'un des rares réalisateurs capables de construire littéralement sur du vide (intrigue minimaliste, scénario qui tient souvent en quelques lignes ou pages, ambition sibylline), de faire imploser ses films à mesure qu'ils prennent forme sous nos yeux tels des phœnix pris dans l'incessante boucle mort/renaissance, érigeant chaque nouveau plan sur les cendres du précédent, chaque nouvelle émotion sur un carnage encore fumant.

Technicien délirant et plasticien jusqu’au-boutiste, il rassemble et empile les outils, objets et méthodes donnant corps au monstre idiot et effrayant qui naît et meurt comme le happening cinématographique le plus fascinant de l'année. Il s'appuie sur une B.O. omniprésente qui va piocher dans le meilleur de l'électro des mid 90's. Il confie à des danseurs habités le soin d'improviser les dialogues cons et crus qui créent la dynamique de l'humour, du malaise puis de la folie. Il développe une nouvelle fois le style rituel et virtuose d'une caméra omnisciente qui multiplie les points de vue verticaux et les plans séquences hallucinés et hallucinants. Il habille enfin l'ensemble d'une lumière de plus en plus malade qui illustre et contamine l'hystérie d'une soirée cauchemardesque, organique, orgiaque, mortifère, very bad trip ultime, aussi inconfortable qu'hypnotique..

Philosophe trash, visionnaire azimuté, mauvais esprit prétentieux, (trop) négligeant sur le fond et (trop) radical sur la forme, toujours à l'essentiel cependant, Noé confirme avec cette nouvelle claque sa maîtrise totale du chaos.

AlexandreAgnes
7
Écrit par

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