Le velours de l’estomac.

Avis sur Comment réussir quand on est con et pleurnichard

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Si le titre, Comment réussir… quand on est con et pleurnichard, du pénultième film réalisé (si l’on peut dire !) par Michel Audiard est beaucoup moins intéressant que les premiers tournés (ah, la poésie baroque du Cri du cormoran le soir au dessus des jonques), le scénario a un peu plus de vivacité et d’allure et je crois bien que, sans atteindre des sommets, bien loin de les atteindre, les mésaventures du vendeur de Volcani, vermouth frelaté en proposant en prime un carillon Westminster immonde est un bien intéressant personnage minable.

Jean Carmet, stupéfait perpétuel aux yeux de chien battu m’a souvent fait songer à un de ces personnages étonnants du défunt magazine Strip-tease (de Marco Lamensch et Jean Libon). Sa relation avec sa mère alcoolique et avachie (Jeanne Herviale) est une merveille sordide.

Le reste est beaucoup moins intéressant, malgré des dialogues tonitruants, où Audiard s’est lâché sans retenue et des acteurs qui semblent s’amuser comme des fous et font n’importe quoi avec beaucoup de verve. J’ai rarement vu Stéphane Audran aussi séduisante et Évelyne Buyle aussi gourde (il est vrai que je ne l’ai jamais vue autrement que gourde : c’était ce qu’on appelait jadis son "emploi"). Jean-Pierre Marielle commençait à quitter subrepticement les rôles en troisième ou quatrième plan où il avait été confiné depuis le début de sa carrière, des rôles que Daniel Prévost ne quitterait jamais…

Genre de films qu’on a vu et revu dix fois, en le happant au hasard, l’été, sur une chaîne improbable, mais dont on ne se lasse qu’à peine…

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