Arnold choisit la guerre

Avis sur Conan le Barbare

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Un de ces classiques que je m'étais promis de regarder. Le genre sur lequel on se doit d'avoir un avis, surtout quand tous les sites et autres bases de données cinéma confondues -dont senscritique - le placent encore numéro un au top des meilleurs films de fantasy ayant jamais été faits. J'étais également curieux de pouvoir comparer avec le remake version 2011 de Marcus Nispel, bourrin à souhait mais néanmoins divertissant. Un moment sympathique passé en salle obscure.

Une chose est certaine, c'est que celui-ci n'a rien à voir.

Commençons par les points positifs: pour l'époque, on sent que ça a du être spectaculaire. Les décors sont beaux, la musique de Basil Poledouris (sans surprise) est magistrale, en particulier lors du générique d'ouverture, la réalisation est remarquable - certains plans ressemblant même à des tableaux... L'aspect héroic-fantasy y est plutôt bien représenté : l'ambiance générale rappelle évidemment la mythologie nordique (on pense notamment à l'Anneau des Nibelungen avec la légende du secret de l'acier), tandis que la secte religieuse dirigée par Thulsa Doom métaphorise le monothéisme prenant le pas sur le paganisme. Le héros Niezstchéen et son parcours initiatique sont une allégorie de l'accomplissement de soi (le film démarre d'ailleurs sur la fameuse citation "Ce qui ne te tue pas te rendra plus fort"), faisant du film une véritable épopée cinématographique.

Ça c'était pour le fond. Maintenant, la forme.

Ça a vieilli. Trop mal vieilli. Costumes ringards, effets sonores désastreux (lorsqu'un type se fait décapiter, ça fait un bruit de tubes en carton), effusions de sang peinturluresques, coiffures que seuls les fans d'Iron Maiden peuvent encore apprécier... Niveau action, certains passages ne s'en tirent pas trop mal (j'ai plutôt bien aimé la scène du combat contre le serpent géant) mais l'ensemble est beaucoup trop calme, long et répétitif, et l'on aurait au moins souhaité un combat final digne de ce nom.

Côté acteurs, c'est assez inégal aussi. Schwarzy, pour son premier grand rôle, a mis le paquet : biceps luisants de culturiste, coiffure ringarde, accent trop prononcé... Son personnage peut s'avérer attachant par moments mais ne dégage pas grand-chose de frémissant. Son pote Subotaï joue plus le rôle de faire-valoir que de véritable compagnon ; quant à sa valkyrie, elle n'a guère plus d'intérêt si ce n'est sa jolie plastique et son ultime apparition en costume à paillettes, telle un spotlight lors d'une soirée sur le thème de Boney M. Le seul qui s'en tire vraiment bien est évidemment James Earl Jones, parfait dans le rôle du méchant Thulsa Doom, gourou malfaisant souhaitant dominer le monde en assoyant son influence sur les êtres humains, dont chaque apparition est un pur moment de bonheur.

Conclusion: le meilleur film de fantasy ? Mouais... On dit souvent que le premier visionnage n'est pas concluant. Un jour peut-être le reverrai-je pour comprendre ce que j'ai raté. En attendant, j'ai l'impression d'être passé à côté d'une bonne moitié du film.

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