Creed II : La Revanche.

Avis sur Creed II

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Cette suite directe et brutale de Creed : L'Héritage de Rocky Balboa commence par un coup de poing, de nos jours en Ukraine la vie est dure pour la famille Drago. L'ancien champion de boxe amateur en Union soviétique, le Grizzli de Sibérie, Yvan Drago a tout perdu suite à sa défaite face à Rocky Balboa en 1985 ; sa belle épouse Ludmilla Drago, son honneur patriotique et le respect de tous, cependant depuis des années il a élevé seul dans la haine, son fils, le boxeur Viktor Drago.
Le réalisateur Ryan Coogler (Fruitvale Station, Black Panther) cède sa place de metteur en scène au novice cinéaste Steven Caple Jr. (The Land) mais reste à la production de ce second chapitre forgeant la légende d'Adonis Hollywood Creed. Dans le coin de Creed, son tonton coach, Sylvester Stallone (Cobra, Expendables : Unité spéciale) est de retour lui aussi dans son légendaire rôle de l'Étalon Italien, Rocky Balboa mais également à la production et à l'écriture avec Juel Taylor.
Désormais père de famille, le champion des poids mi-lourds, Adonis Creed est confronté à un nouveau challenger, Viktor Drago, le fils d'Ivan...
Au casting de cette suite sentimentale qui ne manque pas de punch, Michael B.Jordan (Chronicle, Les 4 Fantastiques) monte de nouveau sur le ring accompagné par sa chanteuse/présentatrice Tessa Thompson (Terreur sur la ligne, Men in Black International), ainsi que Wood Harris (Le Plus Beau des combats, Blade Runner 2049), Phylicia Rashād (Cosby Show, Les Couleurs du destin), Russell Hornsby (Coup d'éclat, The Hate U Give : La Haine qu'on donne) et Andre Ward. Et bien sûr les retours historiques dans cet univers Balboa, le géant blond Dolph Lundgren (Punisher, Skin Trade), Madame Brigitte Nielsen (Kalidor, Le Flic de Beverly Hills 2), Milo Ventimiglia (Cursed, Sandy Wexler), sans oublier l'apparition de la voix des Champions, Michael Buffer et la révélation physique de l'épisode, Florian "Big Nasty" Munteanu !

Il a eu sa leçon alors vous me rendez mes clefs !

L'ascension du boxeur Adonis Hollywood Creed est fulgurante et il vient tout juste de remporter le titre de champion du monde. Pour célébrer cela, quoi de mieux que demander sa petite amie Bianca en mariage ? Seule ombre au tableau, un homme issu de son histoire familiale exige un combat. Il s'agit de Viktor Drago, le fils d'Ivan qui a tué sur le ring son père Apollo Creed il y a de cela 35 ans. Malgré son entraînement et les conseils de la légende Rocky Balboa, Adonis n'est peut-être pas encore prêt à affronter son passé et risquer ce qui lui tient le plus à cœur.

Il a peur.

Je sais.

Alors, dis-moi. Pourquoi il est encore debout ? Brise-le !

Il y a quatre ans, le punchy Creed : L'Héritage de Rocky Balboa a relancé la franchise Rocky d'une plus belle des façons en lui insufflant un nouveau dynamisme. Pendant plus de quatre décennies la saga Rocky a été synonyme de combats testostéronés et de patriotisme ricain, mais il serait dommage de simplement résumer la franchise à cela. Du premier chapitre Oscarisé suivi des différents épisodes devenus plus ou moins des classiques, ce Creed II : La Revanche n'est pas tant la suite de Creed mais aussi celle du cultissime Rocky IV, dans lequel lors d'un match exhibition, la machine à tuer Drago/Lundgren tue le légendaire Apollo Creed/Carl Weathers en lui provoquant un arrêt cardiaque au deuxième round ! Le lourd héritage d'Adonis Creed m'a replongé encore dans mes souvenirs de cet univers cinématographique pendant tout le film, Papy Sly y est très touchant en entraîneur en rémission d’un cancer et Jordan intense dans son interprétation physique. Si la réalisation de Caple Jr. est appliquée elle est bien moins virtuose par rapport à Coogler, la trame aux sonorités hip-hop est archi-prévisible et les matchs de boxe sont réduit au minimum, alors même si les cordes sont grossières, force est d'admettre que la recette reste diablement efficace, l'alchimie opère toujours, la relation mentor-disciple est touchante et délivre encore quelques beaux moments d'émotion. C’est fantastique de revoir Lundgren & même Nielsen cherchant à redorer leurs blasons auprès du peuple Russe à travers leur rejeton.
Du cinoche populaire et réjouissant, une recette gagnante, on attend forcément le prochain round avec impatience… Creed 3 : L'Œil du Tigre.

Il y est allé
Il a tout donné
Sans jamais reculer
Ne jamais hésiter
Ne jamais plier
Ne jamais rien concéder
Je ne sais pas si j'y arriverais
Si je supporterais
Si ce que je fais
Je ne le faisais pas pour qui je le fais
C'est n'importe quoi mais ça rapporte
D'un claquement de doigts
Tout claquer avec toi
Tous contre toi
Mais toi, t'es là
Je ferai la guerre
Si t'es à terre
Tu ne resteras pas derrière
Je ferai la guerre
Je ferai la guerre

Rappelles-toi pourquoi tu montes ses marches ! Allez monte champion !

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